Pluviométrie à Paris : quelle quantité de pluie tombe-t-il chaque année ?
Quelle quantité de pluie tombe-t-il chaque année à Paris ? Cette question concerne autant notre quotidien que l’avenir de la capitale face au climat. On fait le point sur la pluviométrie, ses variations récentes et ses conséquences concrètes pour les Parisiens.

Pluviométrie moyenne à Paris : chiffres clefs et évolution récente
En moyenne, il est tombé de 630 à 650 mm de pluie par an sur la période 2014-2024 à Paris.
L’année 2023 a été légèrement au-dessus avec près de 680 mm, alors que le premier semestre 2025 enregistre déjà 340 mm, ce qui place la capitale dans la moyenne décennale. On compte environ 110 à 120 jours de pluie par an, mais attention : la plupart du temps, ces jours apportent moins de 2 mm.
La répartition saisonnière du cumul pluvieux varie : on observe des pics au printemps (mai-juin) et à l’automne (octobre-novembre). L’été, en revanche, peut surprendre par sa sécheresse ou des orages brefs. On s’en rend compte quand, soudainement, il n’a pas plu pendant plus de 30 jours d’affilée, comme en juillet 2022.
Pluie à Paris sur les 10 dernières années
Année | Précipitations (mm) |
---|---|
2015 | 506,5 |
2016 | 647,9 |
2017 | 738,8 |
2018 | 688,2 |
2019 | 652,8 |
2020 | 628,1 |
2021 | 728,1 |
2022 | 544,3 |
2023 | 741,4 |
2024 | 901,1 |
*Info : En climatologie, la précipitation annuelle en millimètres (mm/an) représente la hauteur d’eau qui tomberait au sol si toutes les précipitations (pluie, neige fondue, grêle) étaient recueillies dans un récipient sans s’évaporer ni s’infiltrer.
Paris face au changement climatique : quelles tendances pour la pluie ?
Le changement climatique modifie-t-il vraiment la pluie à Paris ? On observe, en France comme à Paris, une variabilité accrue des précipitations. Les étés deviennent plus secs, les orages plus violents et soudains. Faut-il s’inquiéter de cette évolution ?
En 2022 et 2023, la capitale a connu plus de 40 jours consécutifs sans pluie significative lors de certaines vagues de chaleur. Cela a un impact direct : pelouses brûlées, arbres en stress hydrique, fontaines municipales réduites ou arrêtées. Les restrictions d’eau sont alors à surveiller dans certains arrondissements.
À l’opposé, des orages violents comme celui du 15 août 2023 ont pu faire tomber jusqu’à 40 mm en une seule journée. Ces événements imposent une vigilance accrue, notamment en cas d’alerte météo. On le voit : la météo n’est plus une routine, elle devient un enjeu du quotidien.
Et les nappes phréatiques ? En juin 2025, le dernier bulletin d’Eaufrance indique que les nappes d’Île-de-France restent proches de leur niveau moyen, mais plusieurs forages en Seine-et-Marne affichent une baisse de 10 à 20 % par rapport à l’an dernier. Un seuil de vigilance sécheresse est déclenché dès que le déficit approche 60 mm sur trois mois consécutifs.