Une troisième tempête, Marta, a frappé l'Espagne et le Portugal ce weekend
Après Leonardo et Kristin, une troisième tempête, Marta, a frappé l'Espagne et le Portugal ce weekend.
Chronologie et intensité des tempêtes début 2026
Le samedi 7 février 2026, la tempête Marta a touché l’Espagne et le Portugal, provoquant de fortes précipitations et des vents violents mesurés jusqu’à 110 km/h. Cet épisode intervient quelques jours seulement après le passage de la dépression Leonardo.
L’Andalousie (sud de l’Espagne), Madrid, et le nord-ouest du pays sont particulièrement affectés. Les sols déjà saturés en eau par la tempête précédente favorisent l’aggravation des inondations.
Au Portugal, certaines régions faisaient à peine face aux conséquences de la tempête Kristin, qui avait provoqué cinq morts la semaine précédente. La vigilance reste maximale avec le déclenchement de l’alerte orange par l’Aemet en Andalousie : cette alerte indique la nécessité d’une attention particulière en raison d’un risque météorologique important.
Storm Marta batters Portugal and Spain just days after deadly floods. pic.twitter.com/3NevMezlhR
— IZaac🇮🇱🇺🇸 (@Oks85468872) February 8, 2026
Road COLLAPSED in Andalusia, Spain following storm Marta ⚠️ pic.twitter.com/XPbDI4UpHl
— Climate Observer (@ObserverClimate) February 8, 2026
Conséquences humaines et matérielles majeures
Les tempêtes Leonardo et Marta ont entraîné des inondations généralisées et de nombreuses évacuations. En Andalousie, 8 000 personnes sont évacuées et 11 000 personnes au total en Espagne doivent quitter leur domicile
Les crues affectent de nombreuses rivières et champs, et la protection civile portugaise anticipe la poursuite de ces épisodes critiques.
Les centaines de routes bloquées et la suspension du trafic ferroviaire dans les deux pays engendrent d’importantes perturbations du quotidien. Le secteur agricole espagnol est sévèrement touché ; la réparation des routes nécessitera plus de 500 millions d’euros selon les premières évaluations.
Au moins deux morts au Portugal
Au Portugal, plus de 26 500 secouristes sont mobilisés. Trois municipalités très affectées, dont Alcacer do Sal, ont reporté d’une semaine le second tour de la présidentielle prévu le dimanche suivant.
La situation a été qualifiée d’« extrêmement préoccupante » par Mario Silvestre, commandant de la protection civile portugaise. José Pimenta Machado, président de l’Agence portugaise de l’environnement, indique que les barrages ont relâché en trois jours un volume d’eau équivalent à la consommation annuelle du pays.
Du côté humain, au moins deux morts ont été recensés depuis mardi, dont un pompier volontaire portugais décédé lors d’une opération en rivière en crue. Le Premier ministre portugais, Luís Montenegro, estime les dégâts excèdent quatre milliards d’euros d’après une première estimation.
Impacts majeurs sur la vie quotidienne et les infrastructures
Les inondations massives ont provoqué l’évacuation de milliers de personnes, touchant surtout l’Andalousie mais aussi d’autres régions. De nombreuses routes (parfois plusieurs centaines selon les services de l’État) sont rendues impraticables en Espagne et au Portugal, et le trafic ferroviaire est largement suspendu.
Plusieurs infrastructures, telles que le pont romain de Cordoue, ont été temporairement fermées en raison de la montée rapide du Guadalquivir.
Au Portugal, l’intense mobilisation a nécessité le renfort de pompiers, secouristes et agents municipaux, en particulier dans les villes et villages situés à proximité de rivières. Des glissements de terrain ont également eu lieu, sans faire de victimes.
Le ministère de l’Intérieur portugais mentionne les difficultés persistantes dans la gestion des évacuations et des accès routiers. Le secteur agricole, pilier économique de la région andalouse, subit de fortes pertes liées à la saturation des sols et à la destruction de cultures.
En Espagne, les autorités régionales et nationales insistent sur la gravité de la situation, Pedro Sánchez, Premier ministre, ayant déclaré après avoir survolé les zones inondées : Bouleversé en voyant toutes ces pluies qui n’en finissent pas. […] La région faisait face à une météo très défavorable, très dangereuse, très délicate.
Suivi de la situation, accalmie et perspectives
Selon les autorités météorologiques espagnoles et portugaises, la situation a commencé à s’améliorer dès le dimanche 8 février, une accalmie s’installant sur une grande partie de la péninsule, même si l’alerte orange restait en vigueur dans quelques provinces espagnoles.
Le retour à la normale était attendu pour le lundi 9 février dans la plupart des zones touchées, d’après les agences nationales Aemet et la protection civile portugaise.
Les autorités locales, comme Pedro Duarte (maire de Porto), ont appelé à la vigilance face à la montée du Douro. Au-delà des frontières ibériques, l’impact des précipitations se fait aussi sentir au nord-ouest du Maroc, où 150 000 personnes ont été déplacées.
FAQ - Questions fréquentes
Les tempêtes Leonardo et Marta ont frappé la péninsule ibérique avec des vents violents, des pluies intenses et des inondations importantes. Les sols déjà saturés ont aggravé la situation, notamment en Andalousie, Madrid et le nord-ouest de l’Espagne, tandis que certaines régions portugaises faisaient encore face aux conséquences de la tempête Kristin survenue la semaine précédente.
Les tempêtes ont causé l’évacuation d’au moins 11 000 personnes en Espagne, dont 8 000 en Andalousie, et mobilisé plus de 26 500 secouristes au Portugal. Les inondations ont rendu impraticables des centaines de routes et perturbé le trafic ferroviaire, avec d’importants dégâts dépassant les quatre milliards d’euros au Portugal selon les premières estimations. Au moins deux personnes sont décédées, dont un pompier volontaire portugais.
Les autorités d’Espagne et du Portugal ont déclenché plusieurs mesures d’urgence, dont l’alerte orange en Andalousie, la mobilisation massive de secouristes et la fermeture d’infrastructures sensibles comme le pont romain de Cordoue. La protection civile a coordonné les évacuations, géré la sécurisation des routes et anticipé la poursuite des crues afin de limiter les risques pour la population et les infrastructures.
Les inondations ont causé l’impraticabilité de nombreuses routes, la fermeture temporaire de ponts emblématiques, la suspension de lignes ferroviaires et des perturbations majeures dans l’agriculture et le quotidien des riverains. Les villes et villages proches des rivières ont nécessité un renfort massif de pompiers et secouristes, et certaines municipalités portugaises ont dû reporter le second tour de la présidentielle en raison des intempéries.
Une accalmie progressive a été observée dès le dimanche 3 mars 2024, bien que la vigilance restait de mise sur certaines provinces espagnoles. Les agences météorologiques et la protection civile prévoyaient un retour à la normale à partir du lundi 4 mars dans la plupart des zones touchées, tout en appelant à la vigilance et en maintenant certaines restrictions en fonction de l’évolution des crues et des conditions météorologiques.