Actualités météo | Les scientifiques craignent un "super El Niño" en 2026 : canicule, incendies, les risques sont catastrophiques
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Les scientifiques craignent un "super El Niño" en 2026 : canicule, incendies, les risques sont catastrophiques

Publié par Claire Météocity , le 19 mai 2026 à 14:30

Un épisode El Niño attendu en 2026, combiné au réchauffement global, pourrait amplifier certains phénomènes climatiques. Ce contexte est associé à une progression notable des incendies dans plusieurs régions et à des conséquences possibles pour l’agriculture et l’alimentation.

Les scientifiques craignent un "super El Niño" en 2026 : canicule, incendies, les risques sont catastrophiques

Résumé

  • Superficie brûlée en 2026 : plus de 163 millions d’hectares, un niveau jamais atteint depuis le début des relevés.
  • Risque élevé d’un super El Niño dont l’intensité pourrait dépasser les +3 °C d’anomalie dans le Pacifique équatorial.
  • L’association de ces phénomènes pourrait accentuer les vagues de chaleur, les sécheresses et peser sur la sécurité alimentaire mondiale.
  • Conséquences : crises sanitaires, pertes économiques majeures et menaces possibles sur les cultures dans de nombreuses régions.

Des méga-feux attisés par un contexte climatique complexe

Depuis le début de l’année 2026, les incendies évoluent rapidement dans plusieurs régions clés du globe. Selon les dernières estimations, plus de 163 millions d’hectares sont partis en fumée, soit environ trois fois la superficie de la France métropolitaine. Comparée à la moyenne de la période 2012-2025 (110 millions d’hectares), la surface brûlée affiche une hausse de 50 %, dépassant de 20 % l’ancien record mondial.

Les foyers principaux concernent l’Afrique (près de 85 millions d’hectares dans le Sahel et plusieurs pays de l’Ouest), l’Asie (44 millions d’hectares, en particulier en Inde et Asie du Sud-Est), ainsi que l’Amazonie, l’Australie, le Canada et le nord-ouest des États-Unis.

Ce contexte résulte de l’interaction du réchauffement planétaire et de perturbations hydrologiques : assèchement des sols, allongement des saisons chaudes, alternance d’épisodes de pluies intenses et de sécheresses qui favorisent une accumulation importante de combustible.

El Niño 2026 : un phénomène potentiellement exceptionnel

El Niño est un phénomène naturel cyclique, caractérisé par un réchauffement anormal des eaux de surface du Pacifique équatorial, survenant tous les 3 à 7 ans environ.

Pour 2026, les modèles océano-atmosphériques prévoient un El Niño d’intensité potentiellement record, qualifié de « super El Niño » en raison d’une anomalie de température prévue au-delà de +3 °C. Les institutions scientifiques évaluent à plus de 80 % la probabilité de son déclenchement entre mai et juillet ; son maintien jusqu’à l’hiver 2026-2027 est envisagé.

Ce phénomène, amplifié par le réchauffement climatique, pourrait augmenter la fréquence et la sévérité de certains extrêmes : vagues de chaleur prolongées, extension des saisons des feux, et hausse d’événements météorologiques violents. Theodore Keeping, chercheur à l’Imperial College London, évoque une « probabilité la plus élevée de l’histoire récente » pour que des incendies d’une intensité exceptionnelle surviennent dans ce contexte.

Incendies, agriculture, alimentation : des chaînes d’effets en cours

Les incendies importants enregistrés en 2026 libèrent quantité significative de dioxyde de carbone (CO₂), contribuant au réchauffement via des mécanismes de rétroaction positive. Les impacts humains sont multiples : aggravation des pathologies respiratoires et cardiovasculaires liées à la pollution atmosphérique, déplacements populations, destruction de logements et moyens de subsistance.

Les secteurs agricoles dans plusieurs zones d’Afrique, d’Asie et d’Amérique subissent déjà l’influence combinée des sécheresses marquées et des vagues de chaleur. Ces conditions difficiles augmentent le risque de pressions sur la sécurité alimentaire, particulièrement pour les populations vulnérables. Par ailleurs, les marchés connaissent des tensions, avec une répercussion potentielle sur les prix des denrées alimentaires, notamment en raison de facteurs géopolitiques affectant les approvisionnements.

Des systèmes exposés à une conjonction d’extrêmes

Les épisodes El Niño historiquement puissants montrent que ce phénomène, sur un globe déjà réchauffé, exacerbe la sensibilité des systèmes naturels et humains. L’année 2027 pourrait être marquée par une anomalie thermique mondiale de +1,7 °C par rapport à l’ère préindustrielle.

En Europe et en France, les effets précis restent difficiles à déterminer, mais l’observation suggère une hausse relative des risques de chaleur excessive et de sécheresses, notamment autour de la Méditerranée, où la température marine s’élève, impliquant un stress écologique (réchauffement, désoxygénation, perturbation des écosystèmes marins).

Les outils de surveillance ont progressé : plus de 4 000 dispositifs collectent désormais en temps réel les données océaniques et atmosphériques, améliorant la capacité d’anticipation des phénomènes. Néanmoins, la convergence des prévisions souligne la fréquence accrue des événements climatiques extrêmes qui mettent à l’épreuve les infrastructures agricoles, sanitaires et économiques.


FAQ - Questions fréquentes

En 2026, plus de 163 millions d'hectares sont partis en fumée, soit une superficie trois fois celle de la France métropolitaine, un record dû à l'interaction du réchauffement global et du phénomène El Niño. Ce contexte entraîne un assèchement des sols, des saisons chaudes allongées, et des alternances de pluies intenses et sécheresses, créant des conditions favorables aux méga-feux dans plusieurs régions du globe.

Le super El Niño de 2026, caractérisé par une anomalie de température au-delà de +3 °C dans le Pacifique équatorial, est susceptible d’amplifier les extrêmes climatiques. Il pourrait engendrer des vagues de chaleur prolongées, des saisons de feux étendues et une intensification des phénomènes météorologiques violents, augmentant ainsi la fréquence et l’intensité des événements climatiques extrêmes déjà favorisés par le réchauffement climatique.

Les incendies massifs libèrent du CO₂, renforçant le réchauffement climatique. Associé aux sécheresses et vagues de chaleur, ce contexte affecte particulièrement l’agriculture dans des régions d’Afrique, d’Asie et d’Amérique, mettant en danger la sécurité alimentaire mondiale. Ces conditions entraînent des tensions sur les marchés alimentaires, des risques accrus pour les populations vulnérables, et une probable hausse des prix des denrées.

Pour faire face aux risques climatiques d’El Niño, il est conseillé de suivre les bulletins météo officiels, de limiter les activités à risque lors des périodes sèches, de protéger les populations vulnérables pendant les pics de chaleur, d’anticiper la gestion de l’eau pour l’agriculture, de surveiller les prix alimentaires, et de sensibiliser son entourage aux bonnes pratiques pour réduire l’empreinte carbone.

El Niño, combiné au réchauffement global, pourrait augmenter les risques de chaleur excessive et de sécheresses, notamment autour de la Méditerranée. Ces conditions contribuent au réchauffement et à la désoxygénation des eaux marines, ce qui perturbe les écosystèmes. En Europe, les effets précis sont difficiles à prévoir, mais une hausse thermique mondiale de +1,7 °C est envisagée, soulignant la sensibilité des systèmes naturels et humains.

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