Tempête Nils : jusqu'à 171 km/h, risque de crues toujours élevé, deux morts
La tempête Nils, marquée par des rafales record et des précipitations intenses, a frappé la France entre le 12 et le 13 février 2026. Le bilan humain et matériel s’alourdit, tandis que la vigilance demeure sur de nombreux départements pour crues et avalanches. On fait le point sur les conséquences et l’évolution de la situation.
Résumé
- Des vents exceptionnels jusqu’à 171 km/h et d’importants dégâts enregistrés du sud-ouest à la Corse.
- Deux morts et de nombreux blessés, 900 000 foyers privés d’électricité au plus fort de la tempête.
- Crues historiques sur la Garonne, vigilance rouge maintenue en Gironde et Lot-et-Garonne, débordements en cours.
- Risque d’avalanches maximal dans les Alpes, fermeture de stations et mesures de confinement localisées.
Bilan des rafales et des dégâts à travers le pays
La tempête Nils s’est distinguée par une intensité rare des vents entre le 12 et le 13 février. Les rafales les plus violentes ont été relevées à :
- 171 km/h au Cap Sagro (Corse)
- 162 km/h à Saint-Paul-de-Fenouillet (Pyrénées-Orientales)
- 145 km/h à Pau
Des valeurs comprises entre 120 et 160 km/h sur la plaine du Roussillon, le Golfe du Lion, la basse vallée du Rhône et la France.
Des dégâts matériels majeurs touchent tout l’arc sud et la façade atlantique. Une grue de 550 tonnes s’est effondrée sur un cargo à Sète, sans faire de blessé.
La tempête a entraîné jusqu’à 900 000 foyers privés d’électricité dans la nuit du 12 au 13 février, chiffre ramené à 450 000 foyers toujours sans alimentation électrique vendredi 13 février au matin.
Crues, inondations et infrastructures sous pression
La Garonne et ses affluents connaissent des crues majeures. À La Réole en Gironde, le niveau du fleuve a dépassé 8,30 mètres le 12 février à 15h30, avec une montée de deux mètres en 24 heures.
De nombreuses routes sont coupées, en particulier en Gironde et Tarn-et-Garonne où 50 axes routiers ont été fermés. Près de 60 routes départementales subissent des restrictions ou sont impraticables en Gironde.
Les réseaux d’eau potable sont perturbés. Des distributions d’eau embouteillée ont été mises en place, surtout dans le Sud-Ouest. À l’échelle nationale, 4 500 interventions des secours ont été recensées durant la tempête.
Bilan humain et perturbations du quotidien
Deux décès sont à déplorer : un routier touché par une branche dans les Landes et un homme de 84 ans à Montbartier (Tarn-et-Garonne) tombé d’une échelle dans son jardin.
Plusieurs blessés graves, dont un agent territorial à Castelsarrasin, viennent alourdir ce bilan. Près de 6 000 foyers restaient privés d’électricité vendredi 13 février au matin en Occitanie.
Sur les réseaux de transport, de nombreux trains régionaux et grandes lignes (TGV, Ouigo, Intercités) ont été ralentis, voire suspendus, surtout en Occitanie et dans le Sud-Ouest. Une quarantaine d’établissements scolaires sont restés fermés vendredi 13 février en Tarn-et-Garonne.
Risques d’avalanches, pluies et vigilance maintenue
Les Alpes ont affronté un risque maximal d’avalanches (niveau 5 sur 5) en Savoie et sur certains secteurs de Haute-Savoie le jeudi 12 février, rétrogradé à 4 sur 5 dès le lendemain. Des stations comme La Plagne, Chamonix et Val Thorens ont fermé, et des mesures de confinement ont été instaurées à Tignes.
Des masses de neige fraîche de 60 à 100 cm selon les massifs, voire davantage dans certaines zones comme le Mont-Blanc, sont relevées. Les avalanches peuvent atteindre des altitudes basses, jusque vers 1 000 à 1 200 mètres.
Les cumuls de précipitations sont notables, avec 100 mm à Mandailles-Saint-Julien (Cantal) et 75 mm au Ballon d’Alsace (Vosges) en 24 heures.
En même temps, les précipitations se poursuivent du sud de la Bretagne au centre du pays, ce qui augmente les risques d’inondation. Les crues sur la Garonne marmandaise et girondine sont toujours sous vigilance rouge, et les débordements persistent selon les autorités hydrologiques.
Situation actuelle et évolutions à surveiller
Le pic de crue sur la Garonne marmandaise et girondine est attendu dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 février, avec un niveau qui reste élevé dans le secteur de La Réole selon les autorités locales.
Plusieurs tronçons fluviaux demeurent en vigilance orange à rouge. Dans les Alpes, les avalanches restent un danger sur les massifs sous surveillance, même si le niveau d’alerte a été abaissé.
Une nouvelle dégradation pluvieuse est attendue dans l’ouest du pays vendredi 13 février matin, avec des cumuls additionnels annoncés de 10 à 20 mm dans les prochaines heures. Le mistral et la tramontane conservent une forte intensité en Méditerranée et en Corse, où des rafales entre 130 et 170 km/h sont possibles en début de nuit.
Les services de secours restent pleinement mobilisés et la vigilance demeure pour le week-end en raison d’un risque persistant de nouveaux épisodes pluvieux et de sols gorgés d’eau.
À retenir : conseils de sécurité et bons réflexes
- Restez attentif aux consignes émises par les autorités en cas de crue ou d’inondation ; n’approchez pas des cours d’eau en vigilance rouge ou orange.
- Évitez les déplacements dans les zones touchées par les inondations, les éboulements ou les chutes d’arbres.
- Ne franchissez jamais une route inondée, même partiellement.
- En montagne, respectez la fermeture des stations, pistes et routes ; restez informé des risques d’avalanches et reportez toute sortie prévue au-dessus de 1 200 mètres.
- Préparez-vous à d’éventuelles coupures d’électricité : stockez de l’eau potable, des lampes à piles et chargez vos téléphones à l’avance.
- Contactez les secours (18 ou 112) uniquement en cas d’urgence majeure.
FAQ - Questions fréquentes
La tempête Nils a provoqué d’importants dégâts matériels dans le sud-ouest, la façade atlantique et la Corse, avec des rafales atteignant jusqu’à 171 km/h. Elle a entraîné la chute d’une grue à Sète, la coupure de routes, la fermeture d’établissements scolaires et jusqu’à 900 000 foyers privés d’électricité. Les réseaux d’eau potable ont aussi été perturbés et des crues historiques ont été constatées, notamment sur la Garonne.
Durant la tempête Nils, de nombreux trains, dont les TGV, Ouigo et Intercités, ont subi ralentissements ou suspensions, principalement en Occitanie et dans le Sud-Ouest. Jusqu’à 900 000 foyers ont été privés d’électricité au plus fort de l’événement, et plusieurs milliers de foyers restaient sans alimentation électrique le lendemain, notamment en Occitanie. De nombreuses routes sont restées impraticables à cause des crues et inondations.
Après la tempête Nils, la vigilance reste élevée sur plusieurs départements pour crues et avalanches. La Garonne et ses affluents affichent des niveaux historiques, avec une vigilance rouge maintenue dans certaines zones. Dans les Alpes, le risque d’avalanches demeure important malgré un abaissement du niveau d’alerte. Les risques d’inondation persistent à cause de nouvelles précipitations et de sols saturés.
Il est recommandé de suivre les consignes des autorités, d'éviter de s'approcher des cours d’eau sous surveillance, et de ne jamais franchir une route inondée. En montagne, il faut respecter la fermeture des stations et pistes, et se renseigner sur le risque d’avalanches. Les habitants des zones concernées doivent également prévoir de l’eau potable et des lampes à piles en cas de coupure d’électricité, et n’appeler les secours qu’en cas d’urgence majeure.
La tempête Nils a provoqué deux décès : un routier dans les Landes et un homme de 84 ans dans le Tarn-et-Garonne. Plusieurs personnes ont aussi été blessées gravement, notamment un agent territorial à Castelsarrasin. La tempête a nécessité plus de 4 500 interventions des secours et entraîné des fermetures d’établissements scolaires, affectant fortement le quotidien dans de nombreux départements touchés.