Canicule : jusqu’à 30 % d’appels en plus au Samu dans l’Ouest
Les fortes chaleurs de mai provoquent une hausse spectaculaire des appels au Samu, notamment en Bretagne et dans l’Ouest, selon les données collectées auprès des services d’urgence et Santé publique France.
Un épisode de chaleur exceptionnel en mai dans l’Ouest
Plusieurs départements de l’Ouest traversent actuellement un épisode de fortes chaleurs en mai 2026. Selon Santé publique France et les services du Samu, des températures maximales atteignant jusqu’à 38 °C ont été relevées dans certains secteurs, notamment en Bretagne, Normandie, Pays-de-la-Loire et Centre-Val-de-Loire.
Dimanche 24 mai 2026, le Samu du CHU de Rennes a ainsi enregistré 2 600 appels en une journée, soit 800 de plus qu’en temps normal à cette période.
Cette tendance se confirme à l’échelle régionale : dans plusieurs départements en vigilance orange canicule à l’Ouest, l’augmentation des sollicitations oscille entre 10 % et 15 %, tandis qu’à Rennes, elle atteint jusqu’à 30 %.
Les Sapeurs-Pompiers interviennent aussi plus fréquemment, en particulier pour des malaises chez des personnes âgées et des enfants. Ainsi, à Saujon (Charente-Maritime), une intervention a été nécessaire dans un restaurant pour porter secours à une retraitée victime d’un malaise lié à la chaleur.
Conséquences sanitaires : urgences et hospitalisations en hausse
Cette vague de chaleur entraîne une activité soutenue pour les services d’urgences. À Rennes notamment, le nombre de passages et d’hospitalisations commence également à augmenter.
Les patients concernés présentent souvent des pathologies aggravées par la chaleur : décompensation de maladies chroniques, troubles cardiovasculaires, ou infections. D’après les données des Samu bretons, il ne s’agit plus seulement de personnes âgées : des enfants sont aussi touchés, leurs organismes étant plus vulnérables à la déshydratation et aux coups de chaud.
L’impact n’est pas immédiat pour tous. Chez les personnes âgées, on observe un phénomène de décalage : les admissions aux urgences augmentent plusieurs jours après le début de la canicule, faisant craindre une hausse persistante des hospitalisations d’ici la fin de la semaine.
Situation sous contrôle, mais une vigilance de rigueur
À ce stade, les responsables des urgences ne signalent pas d’engorgement sans précédent.
Néanmoins, avec la persistance d’une telle chaleur et une fréquentation des urgences déjà supérieure de 15 % en moyenne, la situation reste sous surveillance. La surfréquentation des urgences est susceptible de durer au-delà de la période de canicule.
Face à ces risques, on recommande de suivre les gestes de prévention :
- boire régulièrement de l’eau sans attendre la soif ;
- éviter les efforts physiques aux heures les plus chaudes ;
- maintenir son logement au frais (fermeture des volets, aération le matin et soir) ;
- prendre régulièrement des nouvelles des personnes vulnérables (personnes âgées, enfants).
La vigilance devra se maintenir dans les jours qui suivent la fin de la canicule, car les effets de la chaleur sur l’organisme se prolongent parfois plusieurs semaines, selon Santé publique France.
Sources : Santé publique France, Samu – Urgences de France
FAQ - Questions fréquentes
L’épisode exceptionnel de fortes chaleurs en mai 2026 dans l’Ouest, avec des températures jusqu’à 38 °C, provoque une hausse des appels au Samu. En Bretagne et dans d’autres départements en vigilance orange canicule, les sollicitations augmentent de 10 à 30 %, notamment pour des malaises liés à la chaleur, touchant aussi bien les personnes âgées que les enfants.
Les fortes chaleurs entraînent une hausse des passages et des hospitalisations dans les services d’urgences, notamment à Rennes. Les appels concernent des malaises, évanouissements et déshydratations, souvent aggravant des pathologies chroniques ou cardiovasculaires. Chez les personnes âgées, un décalage dans les admissions aux urgences est observé, ce qui pourrait prolonger l’activité accrue des urgences.
Les services d’urgences ne sont pas en situation d’engorgement extrême et peuvent prendre en charge tous les patients sans déclencher les plans blancs. La ministre de la Santé annonce qu’il n’y a pas de tension particulière, mais la fréquentation reste supérieure de 15 % en moyenne, justifiant une vigilance soutenue pendant et après la période de canicule.
Pour limiter les risques liés à la canicule, il est conseillé de boire régulièrement de l’eau sans attendre la soif, d’éviter les efforts physiques durant les heures chaudes, de maintenir le logement frais en fermant les volets et en aérant le matin et le soir, et de prendre régulièrement des nouvelles des personnes vulnérables comme les personnes âgées et les enfants.
La vigilance doit être maintenue après la fin de la canicule car les effets de la chaleur sur l’organisme peuvent durer plusieurs semaines. Santé publique France signale que les admissions aux urgences peuvent augmenter plusieurs jours après le pic de chaleur, notamment chez les personnes âgées, ce qui laisse craindre une prolongation de la surfréquentation des services de santé.
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