Actualités météo | Pollen : les cyprès passent à l'offensive cette semaine, les régions en alerte
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Pollen : les cyprès passent à l'offensive cette semaine, les régions en alerte

Publié par Claire Météocity , le 02 mars 2026 à 11:33

La douceur printanière s’installe sur une grande partie de la France, propulsant les concentrations de pollens à des niveaux parfois records. Les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Corse, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur sont déjà en alerte, notamment face aux pollens de cyprès et d’aulne.

Une femme éternue à cause du pollen Le pollen de Cyprès envahit la France cette semaine

Résumé

  • Un épisode de douceur et d’ensoleillement booste la saison pollinique.
  • Auvergne-Rhône-Alpes, Corse, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, PACA : régions sous menace avec un indice 5 pour le cyprès.
  • Pollens dominants : cyprès, aulne ; indice modéré ailleurs (3 max).
  • Des réflexes quotidiens peuvent atténuer le risque d’exposition.

Pourquoi la situation s’accentue : douceur, vent et soleil

Un flux venu du sud fait grimper les températures au-dessus des normales début mars, avec des pointes jusqu’à 25°C observées dans le Sud-Ouest le 24 février 2026 et des valeurs comprises entre 16 et 18°C en début de semaine.

L’atmosphère sèche et les épisodes d’ensoleillement continu créent un environnement idéal pour la mise en suspension des pollens. L’action des vents, parfois soutenus – avec des rafales jusqu’à 70 km/h enregistrées sur le littoral méditerranéen (marin et autan) – disperse encore davantage les grains dans l’air, élargissant leur zone d’influence malgré quelques pluies localisées, jugées insuffisantes pour purifier réellement l’atmosphère.

Ce phénomène météorologique explique en partie pourquoi la saison pollinique démarre sur les chapeaux de roue dans le sud, alors que la végétation entame sa reprise sous l’effet conjugué de la chaleur et de la lumière.

Régions concernées et niveaux observés

Le risque allergique s’avère actuellement très élevé sur l’arc méditerranéen et une large partie du sud de la France. Les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Corse ainsi que Provence-Alpes-Côte d’Azur affichent un indice de concentration de pollens de cyprès au niveau 5, le niveau le plus haut de l’échelle d’alerte.

Les principales villes touchées comprennent Nice, Toulon, Avignon et Marseille, où la présence importante de cyprès aggrave la situation pour les personnes sensibles.

Dans le reste du pays, notamment en Île-de-France et dans le Grand Est, on observe des indices modérés (jusqu’à 3). La vigilance demeure de mise : le niveau de fond reste relevé avec l’aulne, tandis qu’un ensoleillement persistant favorisera progressivement la montée des indices dans d’autres régions.

  • 25°C atteint dans le Sud-Ouest le 24 février 2026
  • Indice 5 Cyprès : Sud, Méditerranée
  • Indice 3 ailleurs (Île-de-France, Grand Est)
  • Vents jusqu’à 70 km/h en PACA/Occitanie

Pollens en cause et calendrier attendu

Le cyprès domine largement le paysage pollinique actuel. Son pollen, fortement émis et hautement allergisant, est transporté sur de grandes distances par le vent. D’après AtmoSud, trois quarts des allergiques au pollen en Région Sud le sont au cyprès. L’aulne, espèce plus répandue sur l’ensemble du territoire national, contribue à élever le niveau de fond, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine.

À côté de ces deux principaux allergènes, les pollens de frêne (faibles à modérés), de noisetier (faibles mais encore présents) et de peuplier (modérés par endroits, notamment en Corse et PACA) complètent la liste mais avec un impact plus limité. Selon les experts, les graminées prendront le relais fin mars, suivies par les pollens de chêne au printemps quand la chaleur s’intensifiera.

Conséquences sanitaires : qui est le plus à risque

Pour de nombreuses personnes, la montée des pollens rime avec nez bouché, éternuements à répétition, yeux rouges et larmoyants, voire fatigue durable. Les cyprès et les aulnes, actuellement en tête des émissions, sont à l’origine de la majeure partie des manifestations allergiques, parfois aggravées chez les asthmatiques.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon l’Anses, 30 % des adultes et 20 % des enfants de plus de 9 ans sont concernés par les allergies respiratoires liées au pollen. Les personnes asthmatiques doivent redoubler de vigilance et maintenir leur traitement de fond sans interruption, particulièrement lors des pics de concentration relevés ce début mars.

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FAQ - Questions fréquentes

La hausse des concentrations de pollens début mars s'explique par un épisode de douceur et d'ensoleillement qui favorise la mise en suspension des pollens. Un flux venant du sud élève les températures, créant un environnement idéal avec une atmosphère sèche et ensoleillée. Les vents parfois soutenus dispersent encore davantage les grains de pollen, élargissant leur zone d'influence malgré quelques pluies localisées jugées insuffisantes.

Les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Corse, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur sont les plus touchées actuellement. Ces zones affichent un indice de concentration de pollens de cyprès au niveau 5, le plus haut de l'échelle d'alerte. Des villes comme Nice, Toulon, Avignon et Marseille sont particulièrement concernées, ce qui aggrave la situation pour les personnes sensibles.

Le pollen de cyprès domine largement la saison actuelle, fortement émis et hautement allergisant, transporté sur de grandes distances par le vent. Trois quarts des allergiques au pollen en Région Sud y sont sensibles. L'aulne participe aussi à un niveau de fond élevé, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine. D'autres pollens comme le frêne, le noisetier et le peuplier ont un impact plus limité.

Pour limiter les réactions allergiques, il est recommandé de limiter les activités extérieures, surtout en milieu de journée lorsque la concentration de pollens est maximale. Il faut garder les fenêtres fermées entre fin de matinée et après-midi, aérer tôt le matin ou tard le soir, porter des lunettes de soleil, changer de vêtements et se rincer les cheveux après une sortie. Respecter son traitement médical en cas d'asthme est aussi essentiel.

Les personnes allergiques, notamment celles sensibles aux pollens de cyprès et d’aulne, sont les plus à risque, avec des symptômes comme nez bouché, éternuements, yeux rouges et fatigue. Les asthmatiques doivent être particulièrement vigilants et maintenir leur traitement sans interruption, surtout lors des pics de concentration comme ce début mars. Selon l’Anses, 30 % des adultes et 20 % des enfants de plus de 9 ans sont concernés par ces allergies respiratoires.