Pollen : un risque allergique fort de retour dans les Hauts-de-France
La saison pollinique connaît un démarrage marqué par la présence massive du pollen d’aulne dans l’air, surtout dans les Hauts-de-France. Les personnes allergiques doivent adapter leurs habitudes face à ce risque qui s’impose en ce moment.
Résumé
- Un risque élevé d’allergie aux pollens d’aulne signalé pour les 17 et 18 février dans les Hauts-de-France.
- La floraison précoce de l’aulne accélère la concentration pollinique ; la saison a commencé dès la mi-décembre avec le noisetier.
- Les personnes sensibles sont invitées à limiter leur exposition et à suivre des gestes préventifs.
- D’autres pollens (saule, bouleau) suivront dans les prochaines semaines, prolongeant la vigilance.
Un pic de pollens d’aulne dans les Hauts-de-France
Les Hauts-de-France font face à une concentration inhabituelle de pollens d’aulne dans l’air, particulièrement les mardi 17 et 18 février 2026. Ce phénomène s’explique par une floraison très précoce, favorisée par des températures douces. Les mesures réalisées par les organismes de surveillance atmosphérique montrent que les seuils habituels sont largement dépassés.
L’aulne, un arbre fréquent des milieux humides et bords de cours d’eau, libère son pollen dès la fin de l’hiver. La saison avait déjà commencé précocement avec le noisetier à la mi-décembre. Cette année, la pollinisation de l’aulne arrive « légèrement en avance » sur le calendrier habituel, prolongeant ainsi les risques pour les personnes allergiques.
Allergies : symptômes et influence de la météo
Le pollen d’aulne contient une protéine allergène, l’Aln g 1. Elle provoque des réactions variées, depuis les éternuements ou une congestion nasale jusqu’à la conjonctivite allergique, une gêne respiratoire ou une toux persistante chez les personnes sensibles ou asthmatiques. En France, jusqu’à 30 % des adultes et 20 % des enfants à partir de 9 ans souffrent d’allergies au pollen.
La météo joue un rôle déterminant : des journées sèches et venteuses dispersent davantage de grains de pollen dans l’atmosphère, amplifiant les symptômes. La pluie, elle, a tendance à plaquer le pollen au sol, allégeant momentanément la gêne respiratoire.
Les allergies croisées ne sont pas rares : des réactions peuvent survenir avec des pollens de noisetier, de charme, ou encore avec certains fruits (pommes, poires, fruits à coque) par similarité de protéines.
Des précautions nécessaires pour les personnes allergiques
Les organismes de santé et de suivi atmosphérique recommandent plusieurs mesures pour limiter l’exposition. Lorsque le risque devient élevé, il vaut mieux organiser ses sorties en extérieur en dehors des pics : tôt le matin ou tard le soir, quand la concentration de pollen dans l’air est moindre.
Des précautions simples s’ajoutent : aérer son logement de préférence en dehors des périodes de forte dispersion, se laver les cheveux et changer de vêtements après une sortie, ou encore éviter les activités sportives intenses en plein air. Le lavage du nez au sérum physiologique peut aider à éliminer les pollens fixés aux muqueuses.
Certains environnements sont à éviter : la piscine, par exemple, car le chlore accentue l’irritation des muqueuses déjà sensibilisées.
À retenir : gestes de prudence lors du pic pollinique
- Limiter les activités extérieures, surtout lors de journées sèches et venteuses
- Privilégier les sorties tôt le matin ou tard le soir
- Aérer le logement en dehors des pics de pollen
- Se laver les cheveux et changer de vêtements après une exposition
- Nettoyer le nez régulièrement au sérum physiologique
- Éviter les piscines pendant cette période sensible
- Surveiller l’arrivée prochaine des pollens de saule, puis de bouleau, très allergisants
FAQ - Questions fréquentes
Le risque d'allergie aux pollens d'aulne est particulièrement élevé dans les Hauts-de-France les 17 et 18 février 2026 en raison d'une floraison d’aulne très précoce, favorisée par des températures douces. Les concentrations de pollen observées sont ainsi supérieures aux seuils habituels, ce qui prolonge et intensifie le risque pour les personnes allergiques dans cette région.
La météo influe directement sur la dispersion du pollen : les journées sèches et venteuses augmentent la présence du pollen d’aulne dans l’air, aggravant les symptômes allergiques. À l’inverse, la pluie fait retomber le pollen au sol et réduit temporairement la gêne respiratoire liée à l’allergie aux pollens.
Chez les personnes sensibles, le pollen d’aulne peut entraîner éternuements, congestion nasale, conjonctivite allergique, gêne respiratoire ou toux persistante, notamment chez les asthmatiques. Ces réactions sont dues à une protéine spécifique, l’Aln g 1, présente dans le pollen et responsable de l’allergie.
Il est conseillé d’organiser ses sorties dehors tôt le matin ou tard le soir, d’aérer son logement en dehors des pics de pollen, de se laver les cheveux et de changer de vêtements après une exposition, ou encore d’éviter les activités sportives intenses en extérieur et les piscines, qui peuvent aggraver l’irritation des muqueuses.
Après le pic de pollinisation de l’aulne, d’autres pollens comme ceux du saule puis du bouleau vont apparaître dans les prochaines semaines. Cela prolonge la vigilance pour les personnes allergiques, car ces pollens sont également connus pour leur pouvoir allergisant.