Les 0,1 % les plus riches de la planète émettent plus de CO₂ que 3,5 milliards de personnes réunies
Le dernier rapport d’Oxfam met en lumière l’ampleur des inégalités climatiques. Désormais, on sait que la poignée des plus riches de la planète pollue bien plus que la moitié de l’humanité.
À retenir
- Le rapport publié le 27 octobre 2026 montre que les 0,1% les plus riches émettent plus de CO₂ que 3,5 milliards de personnes.
- En France, l’empreinte moyenne liée à la fortune atteint 249 tCO₂ par personne, contre quasi-nulle pour la moitié la plus pauvre.
- Six minutes de vol en jet privé en France émettent plus de CO₂ que la moitié la plus pauvre sur une année entière.
Une minorité ultrariche, championne des émissions de CO₂
Selon le rapport publié ce 27 octobre 2026, les 0,1 % les plus aisés dans le monde dégagent une quantité de carbone supérieure à celle produite par 3,5 milliards de personnes parmi les plus pauvres. Autrement dit : une minorité infime concentre une empreinte bien plus lourde que près de la moitié de la population mondiale.
Pour mieux cerner ce déséquilibre, le rapport d’Oxfam s’est penché sur l’ensemble des émissions : consommation quotidienne, possessions de luxe, investissements financiers. À l’échelle de la France, une personne de ce groupe met moins d’une année à émettre autant de CO₂ que ce qu’un citoyen figurant parmi la moitié la plus pauvre émettrait en 30 ans.
En France : des chiffres qui heurtent le sens commun
Moins d’une année suffit à l’un de ces ultra-riches pour faire exploser son compteur carbone là où une personne modeste mettrait 30 ans à l’atteindre. Le fossé se creuse encore si l’on observe l’impact du capital : l’empreinte moyenne liée à la fortune atteint 249 tonnes équivalent CO₂ par individu en haut de l’échelle sociale, tandis que la moitié la plus pauvre ne laisse pratiquement aucune trace.
Le secteur du transport aérien illustre à lui seul cette dérive. Désormais, six minutes de vol en jet privé français émettent collectivement davantage de CO₂ que ce que produira la moitié la plus pauvre de la population durant toute une année. Cette réalité s’inscrit dans une mécanique où la consommation de luxe et les investissements carbonés pèsent bien plus que les gestes individuels du quotidien.
Responsabilité climatique et nouveaux enjeux de justice
Face à ces constats, la question n’est plus seulement de réduire une consommation individuelle, mais bien de réguler le capital qui finance et amplifie les activités les plus polluantes. C’est là tout l’enjeu porté par Oxfam à travers ce rapport et résumé sans détour par le directeur général Amitabh Behar : « Les ultrariches mettent le feu à la planète puis nous font payer les extincteurs ».
Pour Selma Huart d’Oxfam France, une nouvelle forme de justice climatique s’impose : « La justice climatique exige de s’attaquer à la responsabilité de celles et ceux qui financent et tirent profit des activités les plus polluantes, pas seulement aux choix de celles et ceux qui en consomment les produits ».
Ce portrait chiffré des inégalités pourrait bien précipiter de nouveaux débats politiques sur la fiscalité carbone, la régulation des investissements, ou encore sur le contrôle des biens à très forte intensité de gaz à effet de serre.
Source : étude Oxfam
FAQ - Questions fréquentes
Le rapport d’Oxfam met en lumière l’ampleur des inégalités climatiques en montrant que les 0,1 % les plus aisés émettent plus de carbone que 3,5 milliards de personnes parmi les plus pauvres, révélant que la pollution est fortement concentrée dans une toute petite minorité et que ces inégalités traversent nos choix de société.
En France, l’empreinte moyenne liée à la fortune atteint 249 tonnes équivalent CO₂ par individu pour les 0,1 % les plus riches, tandis que la moitié la plus pauvre laisse quasi-nulle trace : un ultra-riche émet en moins d’un an autant que ce que mettrait une personne pauvre en 30 ans, soulignant un écart considérable.
Le transport aérien illustre fortement la dérive : six minutes de vol en jet privé français émettent collectivement davantage de CO₂ que la moitié la plus pauvre de la population sur une année entière, montrant que la consommation de luxe pèse bien plus que les gestes individuels du quotidien.
Oxfam appelle à s’attaquer à la responsabilité de celles et ceux qui financent et tirent profit des activités les plus polluantes plutôt qu’à seulement cibler les comportements individuels : le rapport plaide pour une régulation du capital, des débats sur la fiscalité carbone et le contrôle des investissements à forte intensité de gaz à effet de serre.
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