Tempête Pedro en Bretagne : crue, pluie, vent, à quoi s'attendre mercredi et jeudi ?
Sols saturés, pluies abondantes, phénomène de grande marée et fortes vagues conjuguent leurs effets du mercredi 18 au jeudi 19 février 2026, avec un retour progressif au calme espéré samedi. Les alertes se multiplient, en particulier sur la Bretagne et la façade Atlantique.
Départements en alerte en Bretagne
Mercredi
🟠 Vigilance orange pluie-inondation : Finistère, Morbihan
🟠 Vigilance orange crue : Finistère, Morbihan, Ille-et-Vilaine
🟡 Vigilance jaune vent : Finistère, Morbihan, Ille-et-Vilaine, Côtes d'Armor
🟡 Vigilance jaune crue : Côtes d'Armor
🟡 Vigilance jaune orage : Finistère, Morbihan
🟡 Vigilance jaune vagues-submersion : Finistère, Morbihan
Jeudi
🟠 Vigilance orange crue : Finistère, Morbihan, Ille-et-Vilaine
🟠 Vigilance orange vagues-submersion : Finistère, Morbihan
🟡 Vigilance jaune pluie-inondation : Finistère, Morbihan, Ille-et-Vilaine, Côtes d'Armor
🟡 Vigilance jaune vent : Finistère, Morbihan, Ille-et-Vilaine, Côtes d'Armor
🟡 Vigilance jaune crue : Côtes d'Armor
🟡 Vigilance jaune orage : Finistère, Morbihan
🟡 Vigilance jaune vagues-submersion : Côtes d'Armor, Ille-et-Vilaine
Le niveau et la nature des alertes sont susceptibles d’évoluer. Avant tout déplacement, il est prudent de consulter les bulletins actualisés.
Chronologie : quand Pedro frappe et à quel rythme ça s’intensifie
Le mercredi 18 février, un nouveau front pluvieux pénètre par l’Atlantique et atteint rapidement la Bretagne.
Dès la fin de journée, les rafales se renforcent, annoncées à plus de 90 km/h dans l’Ouest et jusqu’à 140 km/h sur les caps exposés et les reliefs.
La nuit du 18 au 19 signe la phase la plus active sur toute la côte atlantique, tandis que la Bretagne enregistre de nouveaux débordements de rivières.
Jeudi 19 février, le cœur du phénomène bascule vers le sud : la tramontane balaie le Languedoc-Roussillon, la Corse est touchée à son tour, mais l’Ouest demeure en vigilance élevée.
Un retour progressif au calme est envisagé à partir du samedi 21 février, cependant, les prévisionnistes préviennent qu’une nouvelle séquence perturbée n’est pas exclue dès le 24 février.
Où vont frapper pluies, vents et submersion : zones les plus exposées
La façade atlantique concentre les plus fortes rafales, les plus hautes vagues et le risque maximal de submersion, en particulier les Landes, le Pays Basque, le bassin d’Arcachon et la Bretagne sud.
Sur ces secteurs, les coefficients de marée très élevés amplifieront l’impact des vagues et compliqueront l’évacuation des eaux fluviales. La Bretagne reste sous pluie persistante, soumise à de nouveaux débordements en estuaire.
À partir du jeudi, le risque se déplace : tramontane très soutenue sur le Languedoc-Roussillon et vents forts en Corse, jusqu’à 140 km/h sur certains secteurs, poursuivent l’épisode en Méditerranée.
Bretagne : crues historiques et vigilance pluie-inondation
La Bretagne fait face à un enchaînement rare de fortes précipitations sur des sols déjà saturés. Lors des grandes marées, l’eau douce peine à s’évacuer, et les rivières débordent rapidement dans les zones basses, rendant certains axes impraticables. Plusieurs cours d’eau sont sous surveillance accrue :
- Odet : crues notables vers Quimper et Kervir, avec des débordements attendus dès la marée haute du matin.
- Laïta : nouveaux niveaux de débordement importants attendus, notamment à Quimperlé et Arzano.
- Blavet : la crue s’intensifie à Pontivy, réactions rapides aux précipitations nocturnes.
- Seiche : décrue en cours mais reprise de hausse prévue entre 10 h et 14 h, pic possible dans les jours suivants.
À ces débordements s’ajoutent des difficultés pour la navigation, plusieurs liaisons maritimes étant suspendues ou perturbées les 18 et 19 février. Les autorités appellent à limiter les déplacements et ajoutent que selon le dernier bulletin de vigilance, la Bretagne se trouve « dans un contexte de sols saturés en eau ».
Grandes marées et vagues : un cocktail à risque pour le littoral
Les coefficients de marée, proches de 95 les 18 et 19 février, élèvent temporairement le niveau de la mer. Les vagues, de 5 à 7 mètres (notamment sur la côte landaise et le bassin d’Arcachon), débordent plus loin, érodant davantage le littoral, franchissant parfois digues et dunes.
L’évacuation des crues par les estuaires bretons est alors entravée, renforçant les risques d’inondation lors de la pleine mer.
Rafales sous surveillance : où et quand les vents seront-ils les plus violents ?
Dès la soirée du 18 février, les vents atteignent 90 à 110 km/h sur la côte Atlantique, jusqu’à 130 km/h vers Biarritz, le bassin d’Arcachon, et plus de 140 km/h sur les reliefs. La Bretagne subit plusieurs pointes à plus de 100 km/h sur les caps exposés. Jeudi, la tramontane souffle fort sur le Languedoc-Roussillon et la Corse, localement au-delà de 130 km/h.
FAQ - Questions fréquentes
La tempête Pedro s'inscrit dans une succession inédite de phénomènes météo en début d'année, touchant principalement l'ouest de la France. Les sols saturés, les précipitations intenses et les grandes marées s'additionnent, rendant les crues et inondations plus probables. Cette combinaison complique l'évacuation de l'eau, surtout dans les estuaires bretons, aggravant la situation pour les zones déjà vulnérables.
Le Finistère, le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine sont placés en vigilance crues et inondations selon Vigicrues et Météo-France, tandis que les Côtes-d’Armor sont sous surveillance pour les crues, le vent et la pluie. Le niveau d’alerte peut évoluer, il est donc conseillé de consulter régulièrement les bulletins actualisés avant tout déplacement.
Les grandes marées, associées à des vagues de 5 à 7 mètres, élèvent considérablement le niveau de la mer. Cela limite l’évacuation des eaux fluviales, notamment dans les estuaires, favorisant débordements et submersions littorales. Ce cocktail amplifie les inondations et provoque une érosion accrue du littoral, surtout sur la façade Atlantique et en Bretagne sud.
Le passage de Pedro entraîne de fortes perturbations du trafic maritime, des coupures de routes suite à des inondations ou submersions, des risques de coupures d'électricité locales et des fermetures de digues ou parkings littoraux. Des annulations de liaisons insulaires et des difficultés de circulation sont aussi prévisibles, surtout pour les riverains et les habitants du littoral.
Il est recommandé de sécuriser les objets extérieurs, d'éviter de stationner en zone à risque, de prévoir une lampe, une batterie chargée et des vivres. Limitez les déplacements, ne traversez jamais une route immergée et éloignez-vous des plages, digues et jetées. Il faut suivre en temps réel les consignes de la préfecture et les bulletins de Météo-France ou Vigicrues pour rester informé.