Près de 150 villes ont battu des records de températures hier
Sous l’effet d’un anticyclone inamovible et d’un flux de sud persistant, la France a traversé un épisode printanier rare les 24 et 25 février 2026. Des températures remarquablement élevées, localement supérieures de 15°C aux normales de saison, ont entraîné une série de records mensuels dans près de 150 villes.
Une situation météo bloquée par l’anticyclone
Depuis plusieurs jours, la France est placée sous l’influence d’un puissant anticyclone. Ce système de hautes pressions s’est imposé sur la majeure partie du pays, assurant un temps calme et sec tandis que toute perturbation reste cantonnée loin au nord.
Ce contexte stationnaire favorise la circulation d’un flux de sud, qui canalise vers notre territoire une masse d’air nettement plus chaude que la normale pour la saison.
Résultat : des conditions dignes du printemps, alors même que l’hiver météorologique n’est pas terminé, devraient perdurer au moins jusqu’au 26 février, d’après les observations.
Une masse d’air subtropicale : du Maghreb à la péninsule ibérique
Si la France a battu autant de records, c’est en grande partie grâce à la nature de la masse d’air arrivée récemment. Venue du Maghreb et de la péninsule ibérique, cette masse d’air subtropicale transporte des températures nettement plus douces que celles habituellement observées à cette période de l’année.
Porté par un flux de sud, l’air chaud s’est infiltré bien au-delà de la façade sud, atteignant même les régions du nord et les reliefs : localement, les anomalies thermiques dépassaient +12°C en altitude.
Autrement dit, même les stations des Alpes et du Massif central, habituellement soumises à la rigueur hivernale en février, ont connu des maximales de plein printemps.
Records mensuels en série : 139 records, près de 150 villes concernées
Ce mercredi 25 février 2026 restera comme une journée d’exception sur le plan climatique. D’après les constats de Météo-France, pas moins de 139 records mensuels de température ont été battus en une seule journée.
Ces records s’égrènent partout sur le territoire, aussi bien sur le littoral de la Manche qu’en plaine ou en montagne. Parmi les agglomérations concernées figurent Lorient, Cherbourg, Le Havre, Lyon (qui a franchi les 20°C) ainsi que Toulouse, où la barre des 18°C a été atteinte. Ce phénomène occupe une ampleur nationale, confirmant que la douceur n’est pas restée cantonnée au sud-ouest habituellement plus exposé à ces excès thermiques, mais s’est généralisée à l’ensemble du pays.
Des valeurs remarquables du littoral aux Alpes, jusqu’à 29°C dans le Sud-Ouest
La diversité des records enregistrés ces derniers jours illustre la singularité de cet épisode. Quelques exemples parmi les plus frappants :
- Cherbourg (50) : 21,2°C nouvellement atteints contre 18,9°C lors du précédent record en février 2019.
- Chamonix (74) : 21,1°C, effaçant l’ancien sommet de 20,1°C (février 2021).
- Navarrenx (64), au pied des Pyrénées : 28,7°C, une valeur jamais observée pour un mois de février.
- Saint-Gladie (64), au pays basque : 28,2°C le 25 février, presque à la hauteur du record absolu de la veille avec 29,6°C le 24 février.
- Orthez (64) : 28,3°C (maximale mesurée le 25 février).
De la Manche jusqu’aux Alpes, des terres intérieures au Béarn, le thermomètre a semblé ignorer les repères saisonniers. Atteindre 28-29°C si tôt dans l’année, même dans le Sud-Ouest, traduit la puissance du flux de sud et l’influence marquée de l’air subtropical.
Pour beaucoup de stations, ces maximales constituent de nouveaux repères historiques.
Après 40 jours de pluies records : l’impact des sols saturés
Ce coup de douceur intervient à la suite d’une séquence pluvieuse inédite : avant cet épisode, la France a connu 40 jours consécutifs de pluies, soit la période humide la plus longue depuis 1959. Sur l’ensemble du territoire, les sols, déjà régulièrement testés par les précipitations hivernales, n’ont pas eu le temps de s’assécher.
Aujourd’hui, ce contexte se transforme en facteur de risque : avec des sols saturés qui n’absorbent plus efficacement l’eau, d’éventuelles nouvelles précipitations pourraient entraîner un ruissellement rapide et accentuer les menaces d’inondations locales, en particulier si le temps humide revient d’ici la fin de la semaine.
FAQ - Questions fréquentes
La France a enregistré des records de chaleur en février 2026 en raison d’un anticyclone persistant et d’un flux de sud qui a apporté une masse d’air subtropicale exceptionnellement douce depuis le Maghreb et la péninsule ibérique. Cette situation météo inhabituelle a généré une anomalie thermique importante, avec des températures jusqu’à 15°C au-dessus des normales de saison sur l’ensemble du territoire.
Lors de cet épisode, pas moins de 139 records mensuels de température ont été battus le 25 février, concernant près de 150 villes. Parmi les valeurs remarquables, on note 21,2°C à Cherbourg, 21,1°C à Chamonix, 28,7°C à Navarrenx, 28,3°C à Orthez ou encore 29,6°C à Saint-Gladie le 24 février. Ces records couvrent l’ensemble du pays, du littoral aux Alpes.
La masse d’air subtropicale, portée par un flux de sud venu du Maghreb et de la péninsule ibérique, a apporté des températures bien supérieures aux moyennes de saison et a permis l’atteinte de niveaux printaniers jusque dans les régions habituellement plus froides, comme les Alpes ou le nord du pays. Cette influence s’est traduite par des maximales exceptionnellement élevées pour un mois de février.
Les 40 jours de pluie ayant précédé l’épisode de douceur ont saturé les sols partout en France. Cette humidité résiduelle limite la capacité d’absorption du sol, augmentant le risque de ruissellement et d’inondation en cas de nouvelles précipitations, particulièrement si le temps humide fait son retour à la fin de la semaine.
Il est recommandé de suivre avec attention les bulletins météo et alertes locales, surtout dans les zones à risque d’inondation. En cas de nouvelles pluies, limitez les déplacements près des rivières, soyez vigilant aux abords des ponts et des zones inondables et vérifiez les évacuations d’eau autour de chez vous. En montagne, adaptez votre équipement à la fonte accélérée de la neige liée à la hausse des températures.