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Où fait-il le plus froid sur Terre en ce moment ?

Publié par Météocity , le 17 janv. 2026 à 16:25

Chaque hiver en Sibérie, une commune isolée bat tous les records de froid : Oïmiakon, considérée comme la ville la plus froide du monde, offre des températures extrêmes pouvant descendre bien en dessous des -50 °C. Ce véritable laboratoire du climat interroge sur la vie humaine face à l’extrême, alors que le changement climatique bouleverse déjà d’autres régions de la planète.

Thermomètre planté dans la neige

Résumé : Où fait-il le plus froid sur Terre ?

  • Oïmiakon, en Sibérie orientale, détient le titre de ville la plus froide du monde.
  • Le mercure y est descendu jusqu’à -67,8 °C, des records régulièrement approchés chaque hiver.
  • La vie quotidienne s’adapte à ces températures polaires : écoles, infrastructures et alimentation résistent au froid extrême.
  • L’analyse du phénomène offre un décryptage des conditions extrêmes dans les lieux habités et de leur évolution face aux mutations climatiques.

Oïmiakon, la ville la plus froide du monde en hiver

Difficile d’imaginer qu’une communauté puisse supporter un climat si rigoureux. Pourtant, Oïmiakon — située dans la République de Sakha, au nord-est de la Russie — est célèbre pour des températures qui font frémir la planète entière.

À environ 350 kilomètres au sud du cercle polaire arctique, ce village de 500 habitants a enregistré un record absolu de -67,8 °C le 6 février 1933. Encore aujourd’hui, la température plonge fréquemment sous les -50 °C entre décembre et février. Oïmiakon partage le podium avec Verkhoyansk, une autre commune de Yakoutie, mais reste la référence mondiale.

Pourquoi fait-il si froid à Oïmiakon ?

Le secret de cette « vallée de froid » réside dans la configuration géographique et le climat continental hyper-rigoureux de la Sibérie.

  • La ville est logée dans une cuvette encaissée, piégeant l’air froid lourd et empêchant la chaleur de s’échapper.
  • Durant la nuit polaire, le soleil se contente de frôler l’horizon, limitant le réchauffement diurne.
  • L’épaisseur de la neige, l’humidité très faible et l’absence quasi totale de vent favorisent des inversions thermiques marquées et la persistance du froid extrême.

Cet ensemble de conditions crée régulièrement l’endroit le plus froid du monde habité.

Vivre dans la ville la plus froide du monde

À Oïmiakon, le quotidien s’organise autour du froid. Les véhicules tournent en permanence pour éviter que le moteur ne gèle, les canalisations sont souvent enterrées ou surélevées pour survivre au pergélisol, et les écoles ne ferment qu’en dessous de -52 °C.

La diète repose largement sur la viande de renne, de cheval, ou le poisson congelé naturellement. Les fruits et légumes sont rares, l’ensoleillement très faible en hiver — moins de 3 heures de lumière par jour.

Ce mode de vie fascine : Oïmiakon incarne la ténacité humaine face à l’extrême.

Iakoutsk, la grande ville la plus froide du monde

Souvent évoquée dans les comparaisons, Iakoutsk se démarque : c’est la plus grande ville du monde construite sur le pergélisol. Avec plus de 330 000 habitants, elle affiche en janvier une moyenne de -40 °C. La cité, située à 700 km d’Oïmiakon, abrite universités, théâtres et un aéroport international — le tout sous un froid mordant plusieurs mois par an.

Le record est moins extrême qu’à Oïmiakon, mais la constance du froid fait de Iakoutsk une référence pour qui cherche la ville la plus froide du monde Sibérie.

Et ailleurs : la France, le désert et le reste du globe

Dans l’Hexagone, la ville la plus froide de France est Mouthe, dans le Doubs (Jura). Le thermomètre y est descendu à -36,7 °C en janvier 1968. En comparaison, ce n’est qu’une « brise » face aux hivers sibériens.

Côté chaleur, la ville la plus chaude du monde varie selon les critères, mais Dallol (Éthiopie) conserve la moyenne la plus élevée sur l’année, avec plus de 34 °C, tandis que Furnace Creek (Californie, États-Unis) détient le record de chaleur absolue (56,7 °C).

Pourquoi observer les extrêmes météo aujourd’hui ?

Comprendre la ville la plus froide du monde aujourd’hui aide à mettre en perspective les défis posés par le dérèglement climatique. Les pays froids ne sont pas épargnés : la Sibérie observe déjà des épisodes de « dégel dyssynchrone », de fortes crues et un recul du pergélisol avec des impacts majeurs sur l’habitat, la faune et les infrastructures.

Cela rappelle que l’adaptation au changement climatique concerne tous les continents, du Sahara à l’Arctique, même pour les territoires les plus extrêmes.

Tableau : quelques villes les plus froides du monde (moyenne janvier)

VillePays/RégionTempérature moyenne (janvier)Record absolu
OïmiakonRussie (Sibérie)-50 °C-67,8 °C
VerkhoyanskRussie (Sibérie)-47 °C-67,6 °C
IakoutskRussie (Sibérie)-40 °C-64,4 °C
MoutheFrance (Jura)-6 °C-36,7 °C
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FAQ - Questions fréquentes

Oïmiakon, située en Sibérie orientale dans la République de Sakha, détient le record de la ville la plus froide du monde. Ce village de 500 habitants a connu une température extrême de -67,8 °C. Chaque hiver, la température y descend régulièrement sous les -50 °C, faisant d’Oïmiakon une référence mondiale en matière de froid extrême dans une zone habitée.

À Oïmiakon, les habitants adaptent leur quotidien aux conditions polaires. Les véhicules tournent sans interruption pour éviter que les moteurs ne gèlent, et les infrastructures, comme les canalisations, sont conçues pour résister au pergélisol. L’alimentation repose principalement sur la viande et le poisson, tandis que les écoles continuent d’accueillir les élèves tant que la température ne tombe pas sous les -52 °C.

Le froid extrême à Oïmiakon s’explique par sa configuration géographique particulière : la ville est nichée dans une cuvette qui piège l’air froid. La faible élévation du soleil durant la nuit polaire, combinée à la neige épaisse, à une humidité très basse et à l’absence de vent, crée des conditions propices aux vagues de froid intenses et durables.

Iakoutsk, aussi située en Sibérie, est la plus grande ville construite sur le pergélisol et compte plus de 330 000 habitants. En janvier, la température moyenne atteint -40 °C et le record absolu est de -64,4 °C. Malgré ce climat rigoureux, la ville reste un important centre urbain avec des universités et un aéroport international.

Observer et comprendre des villes comme Oïmiakon permet d’éclairer les enjeux liés au changement climatique. Même les régions les plus froides, à l’image de la Sibérie, subissent des conséquences telles que le recul du pergélisol et des crues inhabituelles, affectant les infrastructures et la vie quotidienne. Cela souligne la nécessité d’une adaptation globale face aux mutations du climat.