Actualités météo | Des pluies torrentielles au Brésil causent 36 morts et 33 disparus
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Des pluies torrentielles au Brésil causent 36 morts et 33 disparus

Publié par Météocity , le 26 févr. 2026 à 14:13

De violentes pluies orageuses ont frappé le sud-est du Brésil, en particulier l’État du Minas Gerais et les municipalités de Juiz de Fora et Ubá. Selon le dernier bilan officiel, 36 personnes ont perdu la vie et 33 autres sont recherchées.

Champs inondés Le Brésil fait l'objet de pluies torrentielles - Photo d'illustration

Ce qu’il faut retenir

  • Bilan officiel : au moins 36 décès et 33 disparus, recherches toujours en cours.
  • Des pluies tropicales intenses ont provoqué coulées de boue, inondations et destruction d’habitations.
  • À Juiz de Fora, près de 230 mm de pluie sont tombés en deux jours, portant le cumul à 570 mm pour février, soit plus du double de la normale.
  • De nouvelles précipitations soutenues restent attendues ces prochains jours, aggravant le risque d’aggravation des dégâts.

Où et quand les intempéries ont frappé le sud-est du Brésil

Le sud-est du Brésil a été durement touché par des épisodes pluvieux extrêmement intenses, principalement entre le 22 et le 25 février 2026.

L’État du Minas Gerais concentre la majorité des sinistres, avec des phénomènes largement localisés autour de Juiz de Fora et d’Ubá. Durant cette période, la région a subi une succession de pluies orageuses qui, sur des sols déjà saturés d’humidité, ont très rapidement entraîné des débordements de rivières, de brusques crues urbaines et l’instabilité de nombreux versants.

Ce sont surtout les quartiers situés sur des pentes, souvent densément habités, qui ont été frappés de plein fouet par des coulées de boue et des éboulements soudains.

Un bilan humain lourd et des recherches rendues difficiles

Les premiers relevés faisaient état d’au moins 30 morts et d’une quarantaine de disparus au lendemain de la catastrophe. Ce chiffre a malheureusement été revu à la hausse au fil des opérations de secours, avec un dernier bilan officiel confirmant la mort de 36 personnes et la disparition de 33 autres.

Les équipes locales de pompiers et de bénévoles ont pu sauver plus de 200 personnes depuis le début de la crise, mais le contexte reste très incertain pour les proches des personnes portées disparues. L’espoir de retrouver des survivants sous les coulées de boue s’amenuise au fil des heures.

Secouristes et riverains poursuivent les recherches, souvent dans des conditions périlleuses malgré la menace d’autres glissements et de nouvelles pluies annoncées.

Les dégâts observés : inondations, effondrements et glissements de terrain

Les conséquences matérielles sont considérables. Plusieurs quartiers bâtis à flanc de coteau ont été littéralement emportés par les coulées de boue, comme dans la zone du Parque Burnier où douze maisons se sont retrouvées englouties en quelques instants.

Les centres urbains, eux, n’ont pas été épargnés par les débordements de rivières, provoquant l’effondrement de bâtiments entiers et l’évacuation de nombreux habitants.

La nature des dégâts diffère selon les terrains : les glissements de terrain correspondent à l’effondrement progressif ou brutal d’une masse de terre, souvent sous l’effet de la gravité et de l’eau, alors que la coulée de boue, bien plus rapide, emporte tout sur son passage, mêlant eau, débris, pierres et troncs d’arbres sur plusieurs centaines de mètres.

Les chiffres de pluie : cumuls exceptionnels et sols saturés

Les mesures recueillies à Juiz de Fora illustrent l’intensité du phénomène : entre le 22 et le 24 février, il est tombé près de 230 mm de pluie, soit plus de la moitié des précipitations normales d’un mois de février en seulement deux jours.

Sur l’ensemble du mois, le cumul atteint 570 mm, un volume plus que doublé par rapport aux standards saisonniers. Un cumul, en météorologie, désigne la quantité d’eau totale tombée au cours d’une période donnée.

Dans ce contexte, l’accumulation exceptionnelle a saturé les sols en profondeur : dès lors que le terrain ne peut plus absorber l’eau, chaque averse supplémentaire ruisselle et accroît le risque de crues soudaines et de mouvements de terrain.

Dans ces secteurs à urbanisation rapide, comme le montrent les exemples de Juiz de Fora et Ubá, l’absence de protections mécaniques ou végétales accentue la vulnérabilité des habitations construites sur pente.

Prévisions à court terme : la menace de nouvelles pluies persiste

La situation reste tendue. Selon les services météorologiques relayés localement, des précipitations orageuses restent attendues jusqu’à la fin de semaine.

Les cumuls additionnels pourraient atteindre 40 à 50 mm d’ici dimanche, conséquence d’une dépression positionnée sur le sud-est du Brésil. 

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FAQ - Questions fréquentes

Le sud-est du Brésil subit actuellement de violentes pluies tropicales ayant saturé les sols, provoquant inondations, glissements de terrain et coulées de boue. Entre le 22 et le 25 février 2026, des précipitations extrêmes ont particulièrement touché le Minas Gerais, rendant les versants instables et accentuant la vulnérabilité des quartiers bâtis sur les pentes, où les protections sont insuffisantes.

Les intempéries ont causé la mort d'au moins 36 personnes et la disparition de 33 autres, avec plus de 200 personnes secourues. Sur le plan matériel, de nombreux quartiers, tels que le Parque Burnier, ont été emportés par des coulées de boue ou touchés par des effondrements d’immeubles et d’inondations, entraînant évacuations et destructions massives d’habitations.

Les prévisions annoncent la poursuite des pluies orageuses jusqu’à la fin de la semaine, avec des cumuls additionnels importants qui pourraient aggraver les crues et la saturation des sols. L’instabilité météorologique maintient un risque élevé de nouveaux glissements de terrain, surtout dans les zones déjà fragilisées par les précédents épisodes pluvieux.

Il est vivement conseillé de s’éloigner des zones à risque, d’éviter de traverser des routes inondées, de préparer un sac d’évacuation et de suivre attentivement les alertes des autorités. Couper le courant est recommandé uniquement en toute sécurité. Rester informé des annonces officielles est essentiel pour réagir rapidement en cas d’urgence.

Face à l’étendue des dégâts, l’État a été placé en catastrophe naturelle et la défense civile nationale en alerte maximale. Les autorités coordonnent les secours, évacuations et surveillances dans les zones sinistrées, tout en maintenant une vigilance accrue pour anticiper d’éventuelles nouvelles pluies ou phénomènes météorologiques dangereux.