Actualités météo | Crises de migraine en hausse dans le monde… et la raison est étonnante
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Crises de migraine en hausse dans le monde… et la raison est étonnante

Publié par Sandrine Météocity , le 08 janv. 2026 à 15:42

La fréquence et la gravité des crises migraineuses augmentent dans le monde, y compris en France. Les scientifiques confirment désormais le rôle décisif des changements climatiques, de la pollution de l’air et des phénomènes météorologiques extrêmes dans la multiplication et l’intensification de ces douleurs neurologiques, qui touchent des millions de personnes.

Vue d'une femme qui a une migraine

Résumé

  • Depuis 2005, la sévérité des crises migraineuses a presque doublé, en particulier chez les hommes.
  • Les facteurs qui favorisent les crises se multiplient sous l’effet du réchauffement : chaleur excessive, pollution, variations brutales de température et humidité élevée.
  • Des études menées sur des centaines de milliers de personnes établissent un lien direct entre météo défavorable et aggravation des migraines.
  • Adapter sa surveillance et ses habitudes devient crucial pour limiter l’impact de la météo sur la santé neurologique.

Un lien désormais démontré entre météo, climat et migraine

Longtemps soupçonné par les personnes sujettes aux migraines, le rôle de la météo et du climat est aujourd’hui prouvé par des données scientifiques. La hausse des températures, l’augmentation de la pollution atmosphérique et la fréquence des phénomènes météo extrêmes engendrent un accroissement de l’intensité et du nombre de crises migraineuses.

De 2005 à 2018, la sévérité des migraines a nettement progressé, sans augmentation du nombre de personnes touchées. Désormais, les crises concernent aussi davantage les hommes. L’effet combiné du dérèglement du climat et de la pollution crée un terrain particulièrement propice aux crises fréquentes et intenses.

Chaleur, humidité, pollution : les facteurs aggravants en augmentation

Le changement climatique accentue des éléments déclenchants déjà identifiés :

  • Températures élevées : une hausse de 5,5 °C du thermomètre accroît le risque de migraine de 6 % chez les sujets déjà vulnérables.
  • Humidité et orages : les épisodes humides et les orages, selon une étude japonaise de 2023, augmentent les épisodes migraineux.
  • Pollution atmosphérique : le dioxyde d’azote et les particules fines figurent parmi les polluants liés à l’apparition ou l’intensification des crises.
  • Pressions atmosphériques fluctuantes : les variations soudaines de pression provoquent des déséquilibres cérébraux.

Une large enquête britannique conduite en 2025 sur 400 000 personnes a confirmé cette corrélation, reliant exposition à la pollution, températures extrêmes et multiplication des migraines.

Mécanismes physiologiques et stress : pourquoi les crises empirent

Plusieurs processus biologiques expliquent cette vulnérabilité accrue. Les fortes chaleurs et l’humidité favorisent la dilatation des vaisseaux sanguins cérébraux, stimulent le nerf trijumeau (responsable de la transmission des douleurs faciales) et déclenchent la libération de substances inflammatoires appelées CGRP (Calcitonin Gene-Related Peptide).

La déshydratation et le stress oxydatif liés à des conditions météo extrêmes affaiblissent encore la résistance physiologique, abaissent le seuil de déclenchement, et rendent les crises plus longues et sévères. Le stress psychologique provoqué par les catastrophes climatiques – évacuations, crainte des événements extrêmes – joue aussi un rôle non négligeable.

Des conséquences lourdes sur la vie quotidienne

Le réchauffement planétaire pourrait, à court terme, augmenter la fréquence des maux de tête et des migraines chez 30 % à 50 % des personnes sensibles. Les crises deviennent plus difficiles à prévenir et tendent à s’allonger, en dépit des traitements existants. Pour les personnes concernées, la détection des déclencheurs et l’évolution de la prise en charge deviennent indispensables.

Conseils pratiques : s’adapter face à cette évolution climatique

  • Repérer et noter ses déclencheurs : tenir un journal pour relier chaque crise aux événements météo ou aux pics de pollution.
  • Limiter l’exposition aux températures extrêmes (canicule, froid intense) et aux pics de pollution, si possible rester à l’intérieur les jours les plus à risque.
  • Hydratation renforcée : boire régulièrement, surtout lors de fortes chaleurs ou d’humidité élevée.
  • Aménager son environnement : utiliser des barrières contre la chaleur (stores, ventilateurs), éviter l’effort physique à l’extérieur lors des pics climatiques.
  • Consulter son médecin pour adapter les traitements face à l’évolution de la fréquence ou de l’intensité des crises.
  • Apprendre à gérer le stress lié aux événements climatiques (techniques de relaxation, anticipation des épisodes météo extrêmes).

FAQ - Questions fréquentes

Le réchauffement climatique accroît la chaleur, la pollution de l'air et les phénomènes météorologiques extrêmes, tous confirmés comme facteurs déclenchant ou aggravant les crises migraineuses. Des études démontrent qu'en France et dans le monde, ces éléments conduisent à une augmentation significative de la fréquence et de la gravité des migraines, sans pour autant toucher plus de personnes, mais rendant les crises plus difficiles à gérer.

Les températures élevées, l’humidité, les orages, la pollution atmosphérique (notamment le dioxyde d’azote et les particules fines) et les fluctuations brutales de pression atmosphérique sont les principaux facteurs. Ils provoquent des déséquilibres physiologiques et neurologiques, favorisant l’apparition et l’intensification des crises migraineuses chez les personnes sensibles.

Les fortes chaleurs et l’humidité dilatent les vaisseaux sanguins du cerveau, stimulent le nerf trijumeau et déclenchent la libération de substances inflammatoires. La déshydratation et le stress oxydatif réduisent la résistance physiologique, abaissent le seuil de déclenchement, et rendent les migraines plus intenses et plus longues, notamment lors de conditions météorologiques extrêmes.

L’augmentation des crises migraineuses rend la détection des déclencheurs plus complexe et la prévention plus difficile. La durée et la gravité des migraines tendent à s’accroître, ce qui complique la gestion quotidienne pour les personnes touchées et nécessite souvent d’adapter la prise en charge médicale et les habitudes de vie face à l’évolution climatique.

Il est recommandé de tenir un journal pour repérer les déclencheurs liés à la météo ou à la pollution, limiter l’exposition aux températures extrêmes, s’hydrater régulièrement, aménager son environnement (stores, ventilateurs), éviter les efforts physiques lors de pics climatiques, consulter un médecin pour adapter les traitements et apprendre à gérer le stress lié aux événements climatiques extrêmes.