Actualités météo | Aurores boréales possibles ce jeudi soir dans les Hauts-de-France
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Aurores boréales possibles ce jeudi soir dans les Hauts-de-France

Publié par Claire Météocity , le 04 juin 2026 à 13:41

Une activité solaire intense ouvre la voie à de possibles aurores boréales dans les Hauts-de-France, selon la veille météorologique régionale. Le phénomène pourrait être observable dès ce soir sous certaines conditions.

Une aurore boréale vibrante illumine le ciel nocturne au-dessus d'une scène tranquille au bord d'un lac. © Damir K .

Forte activité solaire et risque orange pour les aurores boréales

La région des Hauts-de-France se trouve sous niveau de risque orange pour l’observation d’aurores boréales, selon la page Facebook Meteo des Hauts de France.

Récemment, le Soleil a libéré plusieurs éruptions majeures, dont une éruption solaire de classe X associée à une éjection de masse coronale (CME) projetée vers la Terre.

Les modèles scientifiques prévoient un index KP de 7 cette nuit, ce qui correspond à une tempête géomagnétique de niveau G3. Ce niveau peut permettre d’observer les aurores jusqu’aux latitudes des Hauts-de-France, avec une probabilité estimée entre 30 % et 60 % si les paramètres spatiaux se maintiennent.

Selon les prévisions locales, la couverture nuageuse devrait se morceler en soirée, laissant la place à de nombreuses éclaircies — conditions nécessaires pour profiter du spectacle céleste.

Conséquences et conseils pour observer le phénomène

L’intensité de la tempête géomagnétique attendue rend l’observation des aurores boréales accessible plus au sud que d’habitude. Le principal défi restera la météo : il faudra profiter des éclaircies nocturnes pour scruter le ciel.

Voici quelques conseils pratiques pour mettre toutes les chances de votre côté :

  • S’installer face à l’horizon nord avec un champ dégagé.
  • Limiter toute pollution lumineuse à proximité pour favoriser la détection des lumières diffuses.
  • Réaliser régulièrement des photos-tests, car les capteurs numériques peuvent révéler des manifestations lumineuses invisibles à l’œil nu lors des premières minutes.

Pour immortaliser une aurore, adapter son matériel est clé. Avec un appareil photo, régler la mise au point sur une étoile ou à l’infini, ouvrir l’objectif au maximum (f/2.8 ou mieux), monter les ISO (entre 1600 et 6400) et opter pour des poses de 2 à 10 secondes. Le trépied devient indispensable pour limiter les vibrations.

Pour les smartphones : sélectionner le mode Nuit ou Astrophotographie, maintenir l’appareil immobile à l’aide d’un support fiable, et toujours viser le nord, loin de toute lumière parasite.

Analyse de la situation et évolution attendue

La situation reste évolutive : l’arrivée et l’intensité finale de la CME, tout comme les conditions météorologiques en soirée, détermineront si le phénomène sera effectivement visible. Les indices KP, reflet de la perturbation du champ magnétique terrestre, peuvent rapidement varier selon l’interaction du vent solaire avec la Terre.

  • Surveiller les mises à jour de la veille régionale pour saisir la fenêtre optimale d’observation.
  • Se préparer, car une couverture nuageuse persistante pourrait tout de même limiter la visibilité.
  • Être prêt à réajuster les réglages photo selon la luminosité réelle de l’aurore.
  • Patiemment attendre les éclaircies, car la variabilité horaire du ciel nocturne joue souvent en faveur des observateurs attentifs.

Source : page Météo des Hauts de France

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FAQ - Questions fréquentes

Les Hauts-de-France sont en niveau de risque orange car une intense activité solaire récente, incluant une éruption de classe X avec une éjection de masse coronale dirigée vers la Terre, devrait provoquer une tempête géomagnétique de niveau G3. Cela élève l'index KP à 7, ce qui peut permettre l'observation d'aurores boréales jusque dans cette région.

Pour observer les aurores, il est conseillé de s’installer face à l’horizon nord avec un champ dégagé, de réduire la pollution lumineuse proche, et d’utiliser des photos-tests pour capturer des manifestations lumineuses invisibles à l’œil nu. Un appareil photo avec un trépied, réglé avec une ouverture large, des ISO élevés et des poses de plusieurs secondes, ou un smartphone en mode Nuit, sont recommandés.

La visibilité dépend principalement de l’intensité finale de l’éjection de masse coronale, des variations de l’index KP et des conditions météorologiques locales. La couverture nuageuse, même morcelée, peut limiter la visibilité. Il est donc essentiel de surveiller les mises à jour locales et de profiter des éclaircies nocturnes pour observer le phénomène.

L’index KP mesure la perturbation du champ magnétique terrestre causée par le vent solaire. Un index KP de 7 indique une tempête géomagnétique de niveau G3, capable de rendre les aurores visibles jusqu’aux latitudes des Hauts-de-France, augmentant ainsi la probabilité d’observation entre 30 % et 60 % si les conditions spatiales et atmosphériques sont favorables.