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Un client paye 300 euros une langouste... pour la rejeter à la mer

Publié par Météocity Lifestyle , le 12 août 2026 à 15:12

Dans un restaurant du littoral des Alpes-Maritimes, une scène insolite a surpris tout le monde : un militant végétarien a dépensé sans compter pour offrir une chance de survie à une langouste — direction : la liberté, pas l’assiette. Retour sur un sauvetage qui interpelle jusqu’en cuisine.

Un client paye 300 euros une langouste... pour la rejeter à la mer © Pexels

Un repas d’anniversaire pas comme les autres sur la Côte d’Azur

Dimanche 9 août, le soleil tape sur Roquebrune-Cap-Martin. Dans la salle du restaurant Loulou Pirate, c’est l’heure de la fameuse "pêche du jour" : poissons scintillants et crustacés vivants, tout droit sortis de la Méditerranée. Ce soir-là, Stéphane Lamart, président d’une association de défense des animaux, célèbre son anniversaire. La soirée va vite prendre un tour inattendu.

Une langouste vedette… sur le point de changer de destin

Soudain, une langouste est présentée dans une assiette « pêche du jour », offerte à la convoitise des clients. Pourtant, il ne s’agit pas là du plat d’exception d’un gourmet, mais d’un animal dont la destinée pompeusement annoncée est… l’ébouillantage. Prix affiché : 10 euros le gramme, soit 300 euros pour la belle. Ce chiffre, c’est celui qu’entend Stéphane Lamart — et c’est la goutte d’eau !

Stéphane Lamart, militant du bien-être animal, sort le portefeuille

Face à cette scène, le militant ne tergiverse pas. Habitué à défendre la cause des crustacés, il déclare à France 3 : « Sa vision m’était insupportable ». Sans hésiter, il règle la somme demandée. Autour de lui, stupeur : la serveuse croit d’abord à une plaisanterie. Mais non, l’intention est sérieuse : sauver l’animal d’un sort bouillonnant.

Libération express en Méditerranée

Langouste achetée, mission libération enclenchée. Le crustacé est relâché en mer Méditerranée, loin du tumulte des cuisines. Un geste symbolique, peut-être dérisoire pour certains, mais qui n’est pas un coup d’essai pour ce défenseur engagé.

  • En 2024 déjà, même opération avec trois homards exposés en vitrine à Menton
  • L’association qu’il préside rappelle le besoin d’étourdir les crustacés avant cuisson, comme l’impose la Suisse depuis 2018

Pourquoi ce geste fait du bruit jusque dans les cuisines

Ce n’est pas que de l’émotion, c’est tout un débat ! La présentation à vif de la "pêche du jour" n’a rien d’anodin, surtout l’été, quand les salles bruissent et que les assiettes se remplissent vite. Le prix, lui, fait autant parler que la cause : 300 euros pour une langouste… mais une vie de gagnée, selon Lamart, qui confie : « On peut décider ainsi que la vie d’un animal vaut 300 euros ».

Dans l’assiette, tous les clients n’ont pas le même appétit. Si Lamart ne demande pas aux restaurateurs de retirer viande et poisson des menus, il insiste pour que “les crustacés soient étourdis avant d’être ébouillantés”.

Une libération… et des questions sans réponse

La langouste a-t-elle survécu ? Mystère. Stéphane Lamart l’admet : « Je ne saurai jamais si elle a fini par survivre ou non, mais au moins je lui ai laissé une seconde chance pour vivre ». Une formule qui claque presque comme une maxime. Et qui, clairement, interpelle tous ceux qui croisent un aquarium en salle ou lorgnent un crustacé frétillant en terrasse.

Entre militantisme, météo estivale et traditions de la Riviera

Ce fait divers, survenu alors que la chaleur battait son plein en terrasse, remet une nouvelle fois les pratiques culinaires sous le feu des projecteurs. Sur la Côte d’Azur, la météo estivale rime souvent avec étals de poisson et crustacés bien vivants, prêts à finir dans l’assiette. Pourtant, même lors d’un simple dîner, un geste radical peut tout changer : défendre la vie d’une langouste ou repenser le spectacle de la "pêche du jour". Climat, traditions... et une pointe d’imprévu dans l’air marin.


FAQ - Questions fréquentes

Stéphane Lamart, militant du bien-être animal, a été choqué de voir une langouste exposée vivante avec un prix élevé, destinée à être ébouillantée. Il a estimé que cette vision était insupportable et a choisi d'acheter l'animal pour lui offrir une seconde chance en le libérant plutôt qu'en le laissant être cuisiné.

Après l'achat de la langouste au restaurant Loulou Pirate, Stéphane Lamart l'a relâchée en mer Méditerranée, loin des cuisines. Ce geste symbolique visait à sauver l'animal d'un sort certain, dans la continuité de ses actions précédentes, comme la libération de homards à Menton en 2024.

La mise en scène de crustacés vivants à la 'pêche du jour' pose un débat éthique en cuisine, d'autant plus avec un prix élevé comme 300 euros pour une langouste. Stéphane Lamart souligne l'importance d'étourdir les crustacés avant cuisson, une pratique imposée par la Suisse depuis 2018, pour limiter leur souffrance.

Pour Stéphane Lamart, la vie d'un animal comme une langouste peut se valoriser économiquement, ici à 300 euros, correspondant au prix demandé au restaurant. Son geste souligne que cette somme peut représenter une chance de survie, un acte symbolique qui invite à reconsidérer le traitement des crustacés en cuisine.

Malgré la libération de la langouste, Stéphane Lamart ne sait pas si elle a survécu dans la Méditerranée. Il considère cependant avoir offert à l'animal une deuxième chance. Cette incertitude soulève une réflexion sur les conséquences des gestes militants et invite à interroger la place de ces animaux dans les traditions culinaires estivales de la Riviera.

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