17% des fumeurs jettent leurs mégots par la fenêtre selon une étude
Alors que les feux de forêt font rage durant l'été, une part significative des fumeurs en France admet jeter son mégot par la fenêtre, un comportement à l'origine de nombreux départs d'incendies et qui suscite l'inquiétude des autorités.
À retenir
- 17 à 18 % des fumeurs jettent leurs mégots par la fenêtre sur l'autoroute, causant de nombreux incendies.
- 90 % des feux de forêt sont d’origine humaine, avec 117 000 hectares brûlés depuis le début de l’été 2026.
- Les sanctions contre les départs d’incendie liés aux mégots peuvent aller jusqu’à 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende.
Des pratiques dangereuses encore répandues sur les routes
Les trajets estivaux riment souvent avec insouciance sur les autoroutes. Pourtant, les chiffres issus de la dernière enquête de la Fondation Vinci Autoroutes sont sans appel : 17 % à 18 % des fumeurs en France reconnaissent jeter leur mégot par la fenêtre lorsqu'ils roulent sur l'autoroute.
Ce geste persiste alors même que neuf feux de forêt sur dix sont d’origine humaine selon les ministères de l’Intérieur et de la Transition écologique.
Perception du risque : une majorité consciente, mais des actions qui tardent
La prise de conscience progresse : 87 % des Français jugent ce geste extrêmement risqué, d’après un sondage réalisé en juin 2026 sur un échantillon représentatif de plus de 2 200 personnes. Pourtant, parmi les fumeurs jetant leur mégot, plus d’un tiers ne considère pas cette pratique comme dangereuse. Or, en période de sécheresse et de vents soutenus, un mégot mal éteint peut provoquer un départ de feu au bord des routes ou dans la végétation.
L’impact de ces imprudences se traduit ainsi :
- 33 % déclarent avoir déjà été touchés, directement ou non, par un incendie de forêt.
- 60 % estiment probable d’en subir les conséquences dans les années à venir.
Les conséquences des incendies sur le territoire
La saison estivale actuelle a déjà fait des ravages. Selon les derniers bilans, plus de 14 000 feux recensés depuis le début de la saison ont brûlé plus de 117 000 hectares de forêts, de garrigues et de maquis. Le recours massif aux pompiers, hélicoptères, et Canadair ne suffit pas à endiguer ces phénomènes récurrents.
Le bilan humain est lourd : deux pompiers sont décédés à Mérignac lors d’une intervention, entraînant un durcissement des poursuites judiciaires sur l’emploi du feu en milieu naturel. Depuis fin juillet, douze personnes ont été interpellées dans le ressort du parquet de Bordeaux pour « mise en danger de la vie d’autrui ». À l’échelle nationale, ce sont 275 interpellations depuis début juillet 2026, dont 70 % pour des faits volontaires liés aux incendies.
Sanctions encourues et responsabilités partagées
Le cadre légal évolue. Depuis 2023, jeter un mégot à l’origine d’un incendie involontaire expose à dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende, en particulier en cas de décès. Il est aussi désormais interdit de fumer en forêt pendant la période à risque.
Les causes humaines se répartissent ainsi :
- 70 % liés à une activité économique (chantiers, agriculture, réseaux électriques) ou quotidienne (mégots, barbecues, feux de camp, véhicules, poubelles).
- 30 % dus à des actes de malveillance.
Depuis 2024, les cigarettiers financent en partie les campagnes de prévention via une redevance versée au ministère de la Transition écologique.
Vers une évolution des comportements ?
Malgré la médiatisation des incendies, le jet de mégots et d’autres déchets reste une réalité : près d’une personne sur quatre l’admet sur autoroute. L’enjeu est d’autant plus crucial que les épisodes de sécheresse et canicule s’intensifient, aggravant la vulnérabilité des milieux naturels. Les pouvoirs publics combinent sensibilisation et répression pour limiter les départs d’incendies liés à ce type de comportements.
Tableau : chiffres-clés sur les mégots et les incendies en France (été 2026)
| Indicateur | Valeur | Période/Source |
|---|---|---|
| Fumeurs reconnaissant jeter leur mégot sur l’autoroute | 17 % – 18 % | Enquête Ipsos BVA, Fondation Vinci Autoroutes, juin 2026 |
| Part des feux d’origine humaine | 90 % | Ministères de l’Intérieur et de la Transition écologique |
| Surface brûlée | 117 000 hectares | Depuis début saison estivale 2026 |
| Interpellations pour incendies depuis début juillet 2026 | 275 personnes | Ministère de l’Intérieur |
| Sanction maximale (mégot à l'origine d'un incendie) | 10 ans de prison, 150 000 € d’amende | Loi française (2023) |
Sources
Source : Fondation Vinci Autoroutes, Ipsos BVA, Ministères de l’Intérieur et de la Transition écologique
FAQ - Questions fréquentes
Jeter un mégot par la fenêtre est particulièrement dangereux en été car les conditions de sécheresse et vents forts favorisent le déclenchement d'incendies. Selon les ministères de l’Intérieur et de la Transition écologique, neuf feux de forêt sur dix sont d’origine humaine, souvent liés à des imprudences comme un mégot mal éteint, ce qui peut causer des départs de feu au bord des routes ou dans la végétation.
Les causes humaines des incendies se répartissent principalement entre 70 % liés à des activités économiques (chantiers, agriculture, réseaux électriques) ou quotidiennes (mégots, barbecues, feux de camp, véhicules et poubelles), tandis que 30 % sont dus à des actes de malveillance, soulignant l'importance des comportements responsables pour limiter les départs de feu.
Depuis 2023, en France, jeter un mégot à l'origine d’un incendie involontaire expose à des sanctions sévères : jusqu'à dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende, surtout en cas de décès. De plus, il est interdit de fumer en forêt durant la période à risque pour prévenir les incendies en milieu naturel.
Depuis le début de l’été 2026, plus de 14 000 feux ont brûlé plus de 117 000 hectares de forêts, garrigues et maquis. 275 personnes ont été interpellées pour incendies depuis début juillet, dont 70 % pour faits volontaires. Par ailleurs, 17 % à 18 % des fumeurs admettent jeter leur mégot par la fenêtre sur autoroute, favorisant ces risques.
Malgré une prise de conscience croissante où 87 % des Français jugent ce geste extrêmement risqué, le jet de mégots persiste encore, avec près d’une personne sur quatre l'admettant sur autoroute. Face à l'intensification des épisodes de sécheresse, les pouvoirs publics renforcent sensibilisation et répression pour limiter ces départs d’incendies liés à ces comportements.
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