Tourisme | Ces destinations sont à éviter pour leur bien, n'y allez pas afin de les préserver
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Ces destinations sont à éviter pour leur bien, n'y allez pas afin de les préserver

Publié par Justine Météocity , le 16 mai 2026 à 21:00

Envie de parcourir le monde sans l’abîmer ? Avec la « No List » 2026 de Fodor’s, le tourisme change de boussole : huit destinations-phare y figurent cette année, pointant les lieux victimes de leur propre succès.

Ces destinations à éviter pour leur bien, n'y allez pas afin de les préserver

Antarctique : l’aventure extrême à double tranchant

Le continent blanc fait rêver par son mystère, mais l’Antarctique paie un prix élevé pour ses 120 000 visiteurs recensés entre 2023 et 2024. Les prévisions sont glaciales : la fréquentation pourrait doubler d’ici 2033 !

Il n’y a ni habitants à soutenir sur place, ni économie dépendante du passage des voyageurs, mais une nature hypersensible où chaque débarquement pèse lourd. Croisières, débarquements groupés, pollution : sur ces terres, le moindre pas laisse une trace indélébile.

L’accès sans plafonnement ouvre la porte à tous sans condition, alors que l’écosystème antarctique est parmi les plus fragiles du globe. Pourquoi ne pas reconsidérer cette « expérience ultime » ou, si l’appel est trop fort, choisir un opérateur engagé dans la préservation ? Voyager peut aussi signifier préserver l’inaccessible.

Îles Canaries : le revers de la carte postale

Qui n’a jamais rêvé d’un séjour au soleil, les pieds dans le sable de Tenerife ou de Lanzarote ? Sauf qu’en mai 2025, les habitants sont descendus dans la rue à Ténérife, Gran Canaria ou Lanzarote : 7,8 millions de visiteurs n’avaient foulé ces îles que sur le premier semestre ! Cette vague de touristes a fait bondir les prix de l’immobilier et mis la pression sur l’eau. Résultat : des familles contraintes de quitter leur île, une identité bousculée.

Pour que les Canaries restent synonymes d’accueil, il existe des solutions : cibler la basse saison, éviter les excursions d’un jour, choisir un hébergement géré par des locaux. Et si vous laissiez une chance aux villages moins courus, loin des grands complexes balnéaires ?

Parc national des Glaciers (Montana) : la fonte du rêve

Le Montana fascine avec ses sommets et ses grandes étendues glacées. Autrefois, 150 glaciers ornaient ce parc ; il n’en reste plus que 27. Les experts prévoient leur disparition quasi totale d’ici à 2030. L’affluence liée au « tourisme de la dernière chance » aggrave le phénomène : sentiers dégradés, émissions de carbone, réduction des moyens de protection faute de financements fédéraux.

Envie de découvrir ces beautés menacées ? Partez hors période de pointe, limitez vos déplacements motorisés, et soutenez les initiatives sur place : marcher, c’est découvrir sans détruire !

Isola Sacra, Italie : grande croisière, petit territoire

Port de croisière géant à l’horizon, navires de 6 000 passagers pour les plages du Latium : Isola Sacra cristallise les tensions depuis des années. De nombreux habitants et associations se dressent contre le projet porté par Royal Caribbean et un fonds britannique.

Malgré l’étude d’impact livrée en novembre 2025, l’inquiétude persiste sur l’avenir du littoral romain et le modèle d’un tourisme dévastateur.

Pour savourer l’Italie autrement, rien de tel que de privilégier le train, les villages côtiers moins connus, ou de soutenir des restaurants et des auberges tenus par des locaux : cap sur le vrai, loin de la culture croisière de masse.

La région de la Jungfrau (Suisse) : quand la montagne ne désemplit plus

Le panorama du Jungfraujoch attire plus d’un million de visiteurs en 2024, soit 5 % de plus qu’en 2023 ! Sur place, les hébergements font défaut, les sentiers s’engorgent et certaines communes dépendent désormais à hauteur de 90 % de leurs revenus du tourisme – au point que la basse saison a quasiment disparu.

L’astuce pour vivre une Suisse authentique ? Privilégier les vallées moins connues, choisir des gîtes familiaux, ou randonner sur des chemins délaissés. Coup de cœur garanti… Sans saturer les villages déjà fragilisés !

Mexico : quand la location courte durée souffle le chaud et le froid

La capitale mexicaine séduit pour sa vie intense et colorée. Mais Airbnb et ses équivalents ont transformé des quartiers entiers. En juillet 2025, des manifestations teintées de violences ont éclaté à cause de la flambée des loyers ou du passage en location saisonnière de nombreux immeubles. Les habitants tirent la sonnette d’alarme : rester à Mexico devient un privilège.

Pour goûter la ville sans la dénaturer, ciblez les quartiers moins courus, échangez avec des hôtes qui partagent leur histoire, préférez les adresses où le tourisme n’a pas tout bouleversé !

Mombasa (Kenya) : fragilité des plages et tensions sociales

Mombasa incarne la douceur tropicale, mais concentre les paradoxes : 70 % du tourisme côtier kenyan, une plage surchargée de déchets et d’eaux usées, un chômage des jeunes à 44 %. En avril 2025, des touristes ont été pris pour cibles lors d’une attaque armée, révélant les tensions liées à cette fréquentation non encadrée.

L’aventure kényane peut se vivre autrement en choisissant un opérateur responsable, en s’informant sur les actions environnementales locales ou en osant les plages secondaires. Voyager, c’est aussi partager, pas seulement consommer.

Montmartre (Paris) : dix millions de visiteurs sur la butte, à quel prix ?

Le Sacré-Cœur n’a rien perdu de son aura : plus de 11 millions de visiteurs chaque année, c’est plus que la Tour Eiffel ! Mais ce succès a un revers. Les loyers flambent (+35 % en un an), des résidents historiques quittent la butte. Même le club de pétanque local, installé depuis 1971, s’est vu évincé en 2024 pour laisser place à un hôtel de luxe.

Envie d’un Montmartre sincère ? Goûtez le village à l’aube ou à la nuit tombée, flânez chez les commerçants installés de longue date, et laissez-vous surprendre par les ruelles dissimulées derrière les paillettes touristiques.

Voyager responsable : conseils pratiques au fil des étapes

Avant tout, privilégiez les saisons intermédiaires et les hébergements locaux. Évitez les excursions d’un jour et les lieux saturés, découvrez les villages moins connus et les coins calmes. Soutenir artisans, commerçants et initiatives environnementales favorise une expérience plus authentique et durable.

DestinationPour une visite plus durable
AntarctiqueLimiter les croisières, expéditions responsables, observer sans toucher
Îles CanariesVoyager hors saison, villages moins connus, logements locaux
Glacier National ParkPréférer la basse saison, privilégier la marche, appuyer les programmes de conservation
Isola SacraPrendre le train, explorer les petites communes, supporter les artisans locaux
JungfrauSéjourner dans des gîtes de famille, découvrir d’autres vallées
MexicoChoisir des quartiers alternatifs, s’imprégner de la culture locale
MombasaOpter pour des opérateurs sensibilisés, privilégier les plages peu connues
MontmartreVisiter tôt ou tard, soutenir les commerces de quartier, sortir des sentiers battus

FAQ - Questions fréquentes

La « No List » 2026 de Fodor’s regroupe huit destinations phares confrontées à des problèmes liés au tourisme excessif, comme la pression sur l’environnement, la hausse des loyers, ou le dérangement du quotidien des habitants. Ces lieux souffrent de leur propre succès avec une fréquentation massive qui menace leur équilibre écologique et social, montrant la nécessité de repenser nos manières de voyager.

Pour visiter l’Antarctique de manière responsable, il est conseillé de limiter les croisières et les débarquements groupés, car chaque pas dans ce milieu hypersensible laisse une trace durable. Choisir un opérateur engagé dans la préservation permet de vivre cette aventure extrême sans dégrader ce continent blanc, dont la nature est parmi les plus fragiles au monde.

Pour préserver l’identité des Îles Canaries face à la surfréquentation, il est recommandé de voyager hors saison, d’éviter les excursions d’un jour et de privilégier les hébergements gérés par des locaux. Opter pour les villages moins connus plutôt que les complexes balnéaires permet aussi de réduire la pression sur les ressources comme l’eau et l’immobilier.

À Montmartre, fortement touché par le tourisme de masse, il est conseillé de visiter tôt le matin ou tard le soir pour éviter la foule. Soutenir les commerces de quartier traditionnels et explorer les ruelles moins fréquentées permet de découvrir un Montmartre plus authentique tout en limitant l’impact négatif sur les résidents et le tissu local.

Pour un voyage responsable à Mombasa, il est préférable de choisir des opérateurs touristiques sensibilisés à la protection de l’environnement et de privilégier les plages secondaires moins fréquentées. S’informer sur les actions locales permet de partager une expérience respectueuse des populations locales et de leurs problèmes liés à la surfréquentation touristique.

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