Actualités météo | Un hiver 2025‑2026 particulièrement froid pour l’instant ?
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Un hiver 2025‑2026 particulièrement froid pour l’instant ?

Publié par Météocity , le 07 janv. 2026 à 14:15

L’hiver météorologique (1er décembre 2025 – 28 février 2026) commence à dévoiler ses principales caractéristiques en France avec une tendance générale à la douceur, mais ponctuée par des périodes froides notables. Épisode par épisode, la répartition régionale des températures et des précipitations met en lumière de fortes disparités. Si le ressenti global reste modérément doux, certains territoires subissent davantage les variations thermiques extrêmes, témoignage d’une météo hivernale contrastée.

Vue d'un paysage avec de la gelée

Tendance globale de l’hiver 2025‑2026

En amont de l’hiver, les principaux modèles saisonniers (CFS pour les États-Unis, ECMWF pour l’Europe, et MF pour la France) prévoyaient une probabilité de douceur supérieure à la normale sur l’ensemble du pays. Selon les derniers scénarios, la probabilité d’un hiver doux atteignait 50 %, celle d’un hiver de saison 25 %, et celle d’un hiver froid également 25 %.

Côté températures, les anomalies moyennes prévues oscillent entre +0,5 °C et +1,5 °C sur l’ensemble de la période. Cependant, certains écarts sont encore plus significatifs à l’échelle régionale :

  • Nord-Ouest (Normandie, Bretagne, Hauts-de-France) : décembre marqué par des anomalies positives +1 °C à +1,5 °C, avec des pointes à +1,8 °C sur la Basse-Normandie. Les températures minimales sont parfois supérieures de 2 °C à la moyenne mensuelle (notamment en Bretagne).
  • Île-de-France et Centre-Val de Loire : l’excédent thermique atteint +1 °C en décembre et janvier, avec des journées où la température dépasse fréquemment les 10 °C en journée (contre 7 à 8 °C habituellement).
  • Rhône-Alpes / Auvergne : douceur modérée, anomalies entre +0,7 °C et +1,2 °C, mais fréquentes gelées en zones rurales malgré tout.
  • Sud-Ouest (Aquitaine, Midi-Pyrénées) : anomalies plus modérées, souvent +0,5 à +0,8 °C selon les zones, mais de forts contrastes entre les périodes douces et froides.
  • Côte d’Azur et Languedoc : excédent thermique limité mais persistant, entre +0,6 °C et +1,0 °C. Neige rare en plaine, fréquentes averses sur le littoral.
  • Est (Lorraine, Alsace, Franche-Comté) : contraste marqué avec des excédents globalement moindres (+0,3 °C à +0,7 °C), mais des épisodes froids intenses début janvier qui compensent en partie la douceur générale.

À l’échelle nationale, ces prévisions situent l’hiver 2025‑2026 dans la lignée des derniers hivers doux mais avec plus de contraste qu’en 2024‑2025, où l’anomalie avait été arrondie à +0,6 °C à l’échelle de la France. On reste toutefois loin du record de 2019‑2020, constaté à +2,7 °C d’excédent.

Épisodes froids : bien présents malgré tout

Ces moyennes ne doivent pas occulter le retour d’épisodes hivernaux bien marqués. L’arrivée d’une première coulée froide dès la fin novembre 2025 a frappé les régions du Nord et de l'Est , avec des températures 4 à 6 °C sous les normales et parfois de la neige jusqu’en plaine :

  • Nord-Est (Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne) : nuits glaciales à –8 °C à –10 °C en campagne et neige au sol localement jusqu'à 10 cm autour des Vosges dès fin novembre.
  • Massif Central, Auvergne : épisodes de neige dès 400 m d’altitude, températures matinales autour de –6 à –9 °C dans les vallées.
  • Bassin Parisien : gel généralisé, pointes à –7 °C dans certaines zones rurales, neige collante observée dès 2 à 3 cm autour de Chartres, Beauvais ou Melun.

Début janvier, une vague de froid marquée s’est installée, surtout entre le 2 et le 15 janvier :

  • Hauts-de-France, Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté : températures minimales de –8 °C à –12 °C dans les campagnes et maximums plafonnant à 0 à 2 °C.
  • Sud-Ouest : le froid a atteint les plaines du Tarn, de la Garonne et du Lot avec des minimales proches de –5 °C à –7 °C.
  • Rhône-Alpes, Savoie, Haute-Savoie : plusieurs jours avec gel permanent, maximales négatives dans les vallées alpines et jusqu’à 30 cm de neige fraîche dès 500 m.
  • PACA, Languedoc : raréfaction de la neige en plaine, mais épisodes brefs de froid avec –3 à –5 °C à Nîmes, Avignon et Grenoble. Neige jusqu’à Marseille à deux reprises.

Les précipitations neigeuses en plaine ont été localement importantes entre le 2 et le 4 janvier, surtout en Lorraine (jusqu’à 9 cm), Île-de-France (3 à 6 cm), Centre-Val de Loire (4‑5 cm), moins en Bretagne (1 à 2 cm fondus rapidement).

Déroulé prévu pour janvier

Selon les dernières tendances à 4 semaines, la semaine du 5 au 11 janvier s’annonce comme la plus froide, avec :

  • Nord-Est et Centre-Est : journées entières sous le gel, maximales de –2 à 0 °C, nuits à –8 à –13 °C possibles dans les fonds de vallées.
  • Bassin Parisien : alternance de froid sec et de journées neigeuses, gel fréquent sur l’ensemble de la région, températures moyennes 2 à 3 °C sous les normales saisonnières.
  • Sud-Ouest : peu de redoux jusqu’au 10 janvier, gels fréquents mais modérés.
  • Alpes et Jura : importants épisodes neigeux (30 à 50 cm localement à 1000 m), risque d’avalanches marqué.

À partir du 12 janvier, un redoux progressif est attendu, favorisé par une reprise du flux océanique :

  • Ouest (Bretagne, Pays de la Loire) : retour de la douceur (+6 à +9 °C en journée), précipitations proches de la normale.
  • Nord et Est : dégel progressif, persistance de gelées nocturnes surtout le matin (–2 à –4 °C), mais disparition progressive de la neige en plaine.
  • Centres montagneux : neige plus limitée en basse altitude, bons cumuls persistants en altitude supérieure à 1000 m.

Contexte climatique et impact à long terme

Le réchauffement climatique se traduit par une réduction continue du nombre et de l’intensité des hivers rigoureux en France. Sur les 60 dernières années, la fréquence des hivers froids a été divisée par deux dans le Nord-Ouest et par trois dans le Sud. Les hivers « doux » (anomalie supérieure à +1 °C) sont devenus la norme sur la moitié ouest, alors que les hivers très froids (anomalie –1 °C) sont quasi disparus dans le Sud-Ouest et la vallée du Rhône depuis 1980.

Malgré tout, des épisodes brefs de froid intense perdurent :

  • En montagne : la neige reste fréquente, surtout au-dessus de 1 400 m, mais la durée du manteau neigeux est souvent réduite de 15 à 30 % par rapport à la moyenne des années 1970‑2000.
  • En plaine : les extrêmes négatifs se raréfient, mais le contraste fort avec l’automne quasi printanier rend ces épisodes remarqués et parfois amplifiés dans le ressenti collectif.

Un hiver modérément doux comme 2025-2026 n’exclut jamais un ou deux pics de froid intenses. Les disparités régionales sont plus marquées, avec un fossé grandissant entre le quart Sud-Est (rarement très froid désormais) et le Nord-Est encore exposé à des épisodes hivernaux classiques.


FAQ - Questions fréquentes

L’hiver 2025-2026 en France présente une tendance dominante à la douceur, avec des anomalies de température de +0,5 à +1,5 °C selon les régions. Les modèles saisonniers américain (CFS) et européen (ECMWF) confirment cette prévision, en lien avec un contexte de réchauffement global. Cette douceur s’inscrit dans la continuité des hivers récents, qui affichent aussi un excédent thermique par rapport à la normale.

Si l’hiver est globalement doux, des épisodes froids restent possibles, particulièrement début janvier 2026. La première quinzaine de janvier s’annonce très froide, avec gelées généralisées entre –3 et –10 °C et un risque de neige en plaine entre le 2 et le 4 janvier, surtout là où l’air froid rencontre l’humidité. Ces périodes nécessitent une vigilance particulière, malgré la domination de la douceur.

Le réchauffement climatique rend les hivers froids de plus en plus rares, moins longs et moins intenses en France. Cependant, de brusques variations, comme des poussées de froid ponctuelles, restent possibles, même lors d’hivers dominés par la douceur. Les écarts de température semblent souvent plus frappants par contraste avec l’automne doux, sans pour autant rendre l’hiver exceptionnel.

Le mois de janvier 2026 s’ouvre sur une première quinzaine très froide, marquée par la persistance de gel et un risque de neige, notamment à l’est. Ensuite, dès la mi-janvier, le temps redevient progressivement plus doux sous l’influence d’un flux océanique, les précipitations reviennent à des niveaux normaux, et la neige est davantage attendue en altitude qu’en plaine.

Même si la tendance est à la douceur, il reste conseillé de s’équiper pour affronter gel et neige lors des passages froids de janvier. Il convient d’adapter sa mobilité, en restant vigilant sur les routes, et de suivre les bulletins météo locaux afin d’anticiper les variations rapides. En plaine, l’enneigement sera fragile, tandis qu’en montagne, il faudra surveiller l’humidité et les redoux.