Actualités météo | Échouage massif d’oursins sur les côtes de l'Atlantique après les étoiles de mer
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Échouage massif d’oursins sur les côtes de l'Atlantique après les étoiles de mer

Publié par Météocity , le 04 mars 2026 à 14:10

La pointe Saint-Gildas, à Préfailles en Loire-Atlantique, a été le théâtre d’un nouvel épisode d’échouage en masse, le week-end des 28 février et 1er mars. Des centaines d’oursins ont été retrouvés échoués, quelques jours seulement après une hécatombe d’étoiles de mer à Piriac-sur-Mer.

Un oursin sur une plage Une plage de Loire-Atlantique recouverte de cadavres d'oursins

Des oursins échoués en Loire-Atlantique

Ce week-end des 28 février et 1er mars, la plage de la pointe Saint-Gildas à Préfailles, en Loire-Atlantique, s’est couverte de centaines d’oursins morts. Un phénomène d’ampleur qui intervient quelques jours à peine après un échouage spectaculaire d’étoiles de mer à Piriac-sur-Mer.

La localisation du dépôt dépend des courants marins, qui guident les masses d’animaux affaiblis vers certaines plages plutôt que d’autres.

Les tempêtes à répétition en cause

La Loire-Atlantique a subi plusieurs semaines de précipitations intenses. Le cumul des crues de la Loire et de la Vilaine, associé aux tempêtes Nils et Pedro, a bouleversé le cycle naturel du littoral.

L’arrivée massive d’eau douce a provoqué une chute brutale de la salinité dans certaines zones côtières, fragilisant des groupes entiers d’animaux marins.

Face à ces conditions, les oursins, incapables de fuir comme des poissons, sont restés prisonniers d’un environnement soudainement hostile.

Termes et mécanismes

Les échinodermes regroupent les oursins et les étoiles de mer, animaux à « peau épineuse » vivant au fond de la mer. Leur survie dépend d’une salinité stable : lorsque l’eau devient trop douce, ils s’affaiblissent rapidement. Au contraire des poissons, les oursins n’ont ni nageoires, ni muscles puissants leur permettant de gagner de meilleures zones en cas de danger. Si la salinité s’effondre, ils restent sur place, s’épuisent, puis s’échouent en masse.

La laisse de mer est cette bande d’algues, coquillages ou restes organiques sur la plage, essentielle à l’écosystème. Parmi les végétaux qui profitent de cette réserve, les oyats, graminées aux longues racines, renforcent la dune contre l’érosion.

Mieux vaut ne pas toucher les cadavres

Les répercussions ne se limitent pas au spectacle de la plage. Les spécialistes insistent sur le rôle écologique majeur de ces cadavres en décomposition.

Mais cette biomasse peut aussi représenter un risque en cas de manipulation. Les biologistes de l’Océarium rappellent que les animaux morts peuvent être porteurs de bactérie ou de pollution invisibles :

  • Recyclage naturel de la matière dans la dune
  • Approvisionnement pour la faune littorale
  • Potentiel risque sanitaire si contact direct avec les carcasses
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