Tempête Goretti : des rafales hallucinantes à plus de 200 km/h balayent le nord-ouest
La tempête hivernale Goretti a balayé le nord-ouest de la France dans la nuit du 8 au 9 janvier 2026, provoquant des rafales historiques dépassant les 200 km/h. Cet épisode a engendré d’impressionnantes coupures d’électricité — près de 380 000 foyers sont concernés —, de graves perturbations des transports et d’importantes inondations littorales.
Résumé
- Des rafales de vent exceptionnelles ont été enregistrées, culminant à 213 km/h à Barfleur.
- 380 000 foyers privés d’électricité, principalement en Normandie mais aussi en Bretagne, Île-de-France et Picardie.
- De fortes vagues jusqu’à 13 mètres sur le littoral breton et des inondations côtières majeures observées.
- Transports ferroviaires et écoles fortement perturbés dans plusieurs départements.
Des rafales d’une intensité remarquable
La tempête Goretti appartient à la catégorie des tempêtes hivernales, caractérisées par la formation de dépressions profondes accompagnées de vents violents et soudains. Les modèles météorologiques annonçaient un pic d’intensité entre 0h30 et 1h00 du matin, confirmé par les mesures.
Des rafales dépassant 200 km/h ont été relevées sur la côte de la Manche, dont un record à Barfleur avec 213 km/h. À Cherbourg, les rafales ont atteint 146 km/h. Cet événement fait écho à la tempête Ciaran de 2023, qui avait également marqué les esprits par des vents exceptionnels et de vastes coupures d’électricité.
L’analyse des images satellites a révélé une signature en spirale de la tempête, accompagnée d’un phénomène appelé sting jet. Ce terme désigne une langue de vent très violent qui descend vers le sol, généralement sur un secteur restreint, amplifiant considérablement l’intensité des rafales.
Crise énergétique et mobilisation exceptionnelle
Au plus fort de la tempête, 380 000 foyers ont perdu l’accès à l’électricité. La Normandie a été la région la plus touchée avec 266 200 foyers privés de courant. La Bretagne (21 000 foyers), la Picardie (18 500) et l’Île-de-France (13 500) ont également subi des coupures majeures, tout comme les Pays-de-la-Loire (7 000).
Face à cette situation, 1 600 techniciens et 650 prestataires ont été déployés pour rétablir rapidement l’alimentation électrique. Vendredi matin, des milliers de foyers restaient encore sans solution immédiate, tandis que la sécurité des intervenants restait prioritaire en raison des lignes endommagées et de la persistance de vents forts par endroits.
Transports et vie quotidienne gravement perturbés
Au pic de l’événement, 32 départements étaient placés en vigilance orange pour vents violents. Ce chiffre est retombé à 21 départements vendredi matin, avec une vigilance maintenue autour des Landes et des Pyrénées-Atlantiques.
Les perturbations ont affecté de nombreux aspects du quotidien :
- Fermeture d’écoles, collèges et lycées dans la Manche et la Seine-Maritime pour sécuriser élèves et personnel.
- Arrêt ou suspension de la circulation sur les réseaux TER, interruption de certaines lignes TGV, suppression de trains OUIGO.
- Reprise progressive envisagée des circulations ferroviaires en fin de journée.
L’alerte orange vagues-submersion concernait notamment le Calvados et la Seine-Maritime. La préfecture maritime recommandait d’éviter le littoral en raison de vagues dépassant 10 mètres et de conditions de mer dangereuses.
Phénomènes de submersion et risques côtiers
L’actuelle tempête Goretti s’est accompagnée d’un fort risque de submersion marine. Des vagues de 13 mètres ont été relevées au large de la Bretagne, générant des débordements sur le littoral nord-ouest. À Étretat, en Seine-Maritime, on signale la présence d’inondations côtières et de dégâts sur le front de mer.
Ces phénomènes illustrent l’impact combiné des fortes marées et de la puissance du vent, qui amplifient la pénétration de l’eau à l’intérieur des terres lors de violentes tempêtes hivernales.
Conseils pratiques et points à retenir
- Limiter les déplacements durant les alertes vent et tempête.
- Éviter le littoral et ne pas approcher les fronts de mer exposés aux vagues et à la submersion.
- Se tenir informé en temps réel des consignes de sécurité et de la levée progressive des vigilances.
- Prévoir des solutions alternatives d’éclairage et charger ses appareils en prévision d’éventuelles coupures.
- Sur la route, réduire la vitesse et éviter la circulation sous les rafales annoncées ou sur les axes exposés.
Les phénomènes météorologiques extrêmes, comme la tempête Goretti, imposent une vigilance permanente et un respect rigoureux des consignes délivrées par les autorités et les services météo.
FAQ - Questions fréquentes
La tempête Goretti, qui a frappé le nord-ouest de la France dans la nuit du 8 au 9 janvier 2026, a provoqué de graves coupures d’électricité affectant jusqu’à 380 000 foyers, des perturbations importantes des transports, notamment ferroviaires, et des inondations côtières liées à des vagues atteignant 13 mètres. De plus, de nombreuses écoles et établissements ont dû fermer temporairement pour garantir la sécurité.
La tempête Goretti est associée à une profonde dépression caractéristique des tempêtes hivernales. Elle a été marquée par des phénomènes météorologiques comme le 'sting jet', un canal de vent très violent descendant brusquement vers le sol et amplifiant localement l’intensité des rafales, atteignant ainsi 213 km/h à Barfleur.
La région la plus lourdement touchée par les coupures d’électricité a été la Normandie, avec 266 200 foyers privés d’alimentation. D’autres régions comme la Bretagne, la Picardie et l’Île-de-France ont également subi d’importantes coupures, nécessitant la mobilisation de 1 600 techniciens et 650 prestataires pour le rétablissement du courant.
Pendant la tempête Goretti, les autorités ont conseillé de limiter les déplacements, d’éviter les littoraux exposés et de suivre en temps réel les évolutions des consignes de sécurité. Il était également recommandé de préparer des solutions d’éclairage alternatives et de charger ses appareils pour anticiper d’éventuelles coupures d’électricité.
La vigilance était élevée autour du littoral en raison d’un fort risque de submersion marine et de vagues pouvant dépasser les 10 à 13 mètres. La combinaison des fortes marées et de la puissance des vents favorisait les débordements, exposant les zones côtières à des inondations et rendant dangereuse toute proximité avec le front de mer.