Skimo aux JO 2026 : le ski-alpinisme, la nouvelle sensation des montagnes françaises
L’entrée du ski-alpinisme aux Jeux olympiques de Milan-Cortina représente une étape importante pour ce sport en France. Cette discipline, à la croisée du ski et de l’alpinisme, fait émerger de nouveaux talents français et suscite des ambitions économiques et sportives parmi les professionnels et les pratiquants.
Résumé
- Le ski-alpinisme fait pour la première fois partie du programme olympique à Milan-Cortina avec des épreuves disputées à Bormio.
- Au menu : deux épreuves rapides, le sprint et le relais mixte, sur des formats courts et intenses.
- La France affiche de solides ambitions grâce à une équipe compétitive et une pratique en nette hausse.
- L’engouement autour du skimo progresse avec son intégration olympique, même si la discipline présente des défis structurels persistants.
Un sport d’effort intense, entre technique et tactique
Le ski-alpinisme, désigné aussi par le terme « skimo », associe ascensions rapides, portage des skis et descentes techniques dans une alternance dynamique.
En compétition, cette discipline se distingue par un enchaînement d’efforts courts et vifs, chaque course olympique durant environ trois minutes.
Les athlètes partent à six simultanément, parcourant des sections où ils doivent parfois porter leurs skis avant d’entamer la descente.
Contrairement à la randonnée à skis de loisir, le skimo se concentre sur la stratégie, la vitesse et la gestion de l’effort dans un format condensé, adapté à la compétition et à la diffusion télévisée.
À Bormio, les Français en quête de réussite
Les épreuves de ski-alpinisme se disputeront à Bormio : une course hommes et une course femmes le 19 février 2026, puis un relais mixte le 21 février 2026 sur la Stelvio.
L’équipe de France désignée le 20 janvier 2024 réunit Thibault Anselmet, Emily Harrop, Pablo Giner Dalmasso et Margot Ravinel. Emily Harrop s’est distinguée en remportant les quatre derniers gros globes de cristal (Coupes du monde) et demeure invaincue en sprint depuis l’hiver 2023-2024.
Thibault Anselmet s’est imposé dans le plus récent sprint de Coupe du monde, visant le premier titre olympique de la discipline. L’ambition de l’équipe tricolore : décrocher entre quatre et cinq médailles sur cinq possibles, témoignage de sa position dominante actuellement sur le circuit international.
Une pratique en plein essor et des enjeux nouveaux
L’attrait pour le ski-alpinisme et la randonnée à ski en France s’est accéléré ces dernières années. Selon la Fédération française de la montagne et de l’escalade (FFME), on compte aujourd’hui 1 200 compétiteurs engagés dans les circuits nationaux, pour une cinquantaine d’épreuves chaque saison.
La FFME dénombre 125 000 licenciés, dont 12 000 pratiquants déclarés de ski de randonnée. Les observations de terrain évoquent entre 200 000 et 250 000 pratiquants réguliers du ski de randonnée en France.
Plus de cent domaines skiables proposent désormais des itinéraires dédiés à la discipline. Chez les acteurs du secteur, la tendance est à la progression : le matériel de ski de randonnée représente désormais 10 % du marché des sports d’hiver, contre 85 % pour le ski alpin et 5 % pour le ski de fond. La location a connu une croissance de +10 % la saison dernière.
FAQ - Questions fréquentes
L’intégration du ski-alpinisme aux Jeux olympiques de Milan-Cortina marque une étape clé pour la discipline, en raison de sa popularité croissante et de ses atouts compétitifs. Ce sport, qui combine montée rapide, portage des skis et descente, attire de nouveaux talents français et des ambitions sportives, soutenues par une pratique en plein essor et une équipe de France particulièrement compétitive.
Les épreuves de ski-alpinisme aux Jeux de 2026 à Bormio comprennent des courses sprint et un relais mixte, toutes sur des formats courts et intenses d’environ trois minutes. Les compétiteurs alternent montée, portage de skis et descentes techniques, le tout en départs groupés par six, ce qui met l’accent sur la vitesse, la stratégie et la gestion de l’effort.
L’équipe de France de ski-alpinisme affiche un niveau très élevé, avec des athlètes comme Emily Harrop, invaincue en sprint depuis 2023-2024, et Thibault Anselmet, vainqueur du dernier sprint de Coupe du monde. La France vise 4 à 5 médailles sur 5 possibles, attestant de sa domination actuelle sur la scène internationale.
Le ski-alpinisme connaît un essor notable en France, avec environ 1 200 compétiteurs nationaux, plus de 200 000 pratiquants réguliers en ski de randonnée et plus de 100 domaines skiables proposant des parcours dédiés. Le marché du matériel et la location progressent fortement, bien que la discipline reste dépendante des conditions d’enneigement et présente des défis structurels.
Bien que l’exposition olympique accroisse la notoriété du skimo, certains membres de la communauté s’inquiètent d’un éloignement de son esprit originel, traditionnellement lié à la haute montagne et l’aventure nature. La discipline reste exigeante et son essor s’accompagne de questionnements sur ses enjeux économiques, sa démocratisation et ses ressources limitées.