Actualités météo | Dégâts majeurs dans les Bouches-du-Rhône après une tempête de mistral ce weekend
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Dégâts majeurs dans les Bouches-du-Rhône après une tempête de mistral ce weekend

Publié par Météocity , le 16 févr. 2026 à 11:25

Une tempête de mistral d’une intensité rarement observée depuis de nombreux mois a frappé les Bouches-du-Rhône entre samedi 14 et dimanche 15 février. Rafales extrêmes, routes coupées, coupures d’électricité et habitations évacuées ont marqué ce nouvel épisode, qui, malgré les dégâts constatés, n’a pas causé de blessé.

Un arbre déraciné par le vent

Résumé

  • Jusqu’à 139 km/h enregistrés à Aureille et plus de 110 interventions de pompiers entre le 14 et le 15 février, principalement pour des arbres et objets tombés, coupures de courant et submersions marines localisées.
  • Chutes d’arbres ayant bloqué plusieurs routes dont la RD67 et l’A55, nombreux foyers privés d’électricité et évacuations préventives autour de l’étang de Berre.
  • Aucun blessé à déplorer, mais des dégâts importants sur les infrastructures et l’habitat, nécessitant l’action rapide des secours dans tout le département.
  • Tempête qualifiée « inédite depuis 18 mois » selon les pompiers des Bouches-du-Rhône, survenant dans un contexte de sols saturés et d’ensoleillement déficitaire depuis Noël.

Le mistral frappe fort : des rafales records

Le mistral, vent puissant et froid typique de la Provence, a soufflé avec une vigueur inhabituelle dès l’après-midi du samedi 14 février. Des relevés témoignent de la violence exceptionnelle de la tempête : 119 km/h à Istres, 122 km/h au Bec de l’Aigle, 139 km/h à Aureille, ou encore 113 km/h à Martigues.

Le météorologue Paul Marquis estime que ces valeurs s’inscrivent parmi les plus fortes enregistrées dans la région depuis les épisodes majeurs de décembre et d’avril 2024.

Dégâts matériels et interventions d’urgence

Entre samedi et dimanche, 110 interventions ont mobilisé les pompiers du département, principalement dans le Pays salonnais, les Alpilles et sur la Côte Bleue. Sur le terrain, les équipes se sont concentrées sur la sécurisation rapide des secteurs touchés, dégageant les axes encombrés, neutralisant les objets ou infrastructures présentant un risque immédiat, et assurant l’accès aux habitations ou zones sinistrées.

Les principales conséquences constatées :

  • Chutes d’arbres et de branches par dizaines, parfois sur des habitations : à Pélissanne, un arbre s’est abattu à 5h20 sur une maison, causant l’évacuation de deux adultes et d’un enfant.
  • Routes barrées : la RD67 (Lambesc/La Roque-d’Anthéron) et l’A55 (Marseille/Martigues) ont été bloquées par la chute de pins de plus de 20 mètres. L’ancienne route de Miramas à Istres a également été coupée.
  • Coupures de courant majeures, touchant notamment Istres et La Barben. Selon la mairie, le retour à la normale n’était pas attendu « avant ce soir 19h ou demain matin ».
  • Phénomènes de submersion marine sur le littoral de l’étang de Berre, à Châteauneuf-les-Martigues, où 15 habitations ont été impactées, dont six évacuées par précaution face à la montée des eaux.
  • Dégradations sur certains bâtiments, comme la terrasse du clocher de l’église Saint-Maurice à Pélissanne.

Un épisode marqué par la prévention et l’efficacité des secours

À chaque intervention, les équipes de secours ont procédé à des reconnaissances pour éliminer les risques résiduels, en particulier dans les zones urbanisées et routières. Les pompiers ont coordonné des évacuations préventives, surtout autour de l’étang de Berre.

Les sources officielles indiquent qu’aucun blessé n’a été recensé, et que de nombreuses mesures ont été prises pour anticiper ou limiter les conséquences de cet épisode météorologique, notamment par des évacuations et des interventions rapides sur le terrain.

Contexte météorologique aggravant

La violence de la tempête a été amplifiée par un contexte de sols détrempés, conséquence de pluies fréquentes depuis Noël, et un déficit d’ensoleillement inhabituel pour la saison. Cette saturation du sol a facilité les chutes d’arbres lors du passage du mistral.

La vigilance météorologique avait été placée au niveau jaune pour vents violents, l’alerte étant levée dans la matinée du dimanche 15 février après la baisse progressive de l’intensité des rafales.

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FAQ - Questions fréquentes

La tempête de mistral a provoqué des rafales exceptionnelles, atteignant jusqu'à 139 km/h à Aureille, causant des dégâts matériels importants. De nombreux arbres et branches sont tombés, plusieurs routes comme la RD67 et l’A55 ont été bloquées, des coupures de courant ont touché plusieurs communes et des évacuations préventives ont eu lieu, notamment autour de l’étang de Berre. Cependant, aucun blessé n’a été signalé.

Les pompiers des Bouches-du-Rhône sont intervenus à plus de 110 reprises entre le 14 et le 15 février, principalement pour sécuriser les zones touchées, dégager les axes obstrués, évacuer les habitations en danger et prévenir les risques supplémentaires. Leur efficacité et la rapidité des évacuations ont permis d’éviter des blessés malgré l’importance des dégâts.

La violence de la tempête a été aggravée par un contexte météorologique défavorable, avec des sols détrempés en raison de pluies fréquentes et un déficit d’ensoleillement depuis Noël. Cette saturation du sol a facilité la chute des arbres sous l’action des vents forts du mistral, rendant les infrastructures et les habitations plus vulnérables.

Le mistral a principalement touché le Pays salonnais, les Alpilles et la Côte Bleue. Des localités comme Istres, Martigues, Pélissanne et Châteauneuf-les-Martigues ont subi des coupures d’électricité, des chutes d’arbres, des routes bloquées et des submersions marines entraînant des évacuations préventives, notamment autour de l’étang de Berre.

En cas de mistral fort, il est conseillé d’éviter de stationner ou circuler près des arbres ou structures fragiles, de sécuriser les objets extérieurs, de limiter ses déplacements sur les axes secondaires, de suivre les consignes des autorités et de se tenir informé. En cas de coupure d’électricité, il faut avoir une lampe torche à disposition, ne pas toucher les fils tombés et signaler tout incident aux services compétents.