Neige et froid pour fin janvier 2026 : un scénario plus que probable
La météo en France s’annonce dynamique de la mi-janvier à mi-février. Retour du froid, risques de gelées, précipitations parfois intenses sur le pourtour méditerranéen et menace de vague de froid venant d’Europe de l’Est inquiètent les prévisionnistes. Cet épisode pourrait s’accompagner de neige en plaine dans l’est, alors que l’Allemagne se prépare à affronter un froid pouvant atteindre –20°C la nuit.
Anticyclones, perturbations méditerranéennes et premiers signes du froid
Dès la semaine du 19 au 25 janvier, la France entre dans une période de transition. L’influence anticyclonique maintient un temps calmesur la majorité du pays, mais le sud-est, y compris les Cévennes, la Corse et le Languedoc-Roussillon, subit des pluies soutenues dues à une dépression sur les Baléares. La brume domine, surtout dans l’est où les températures s’annoncent plus fraîches. À cette époque, les températures passent de valeurs supérieures à la normale à des moyennes justes en dessous (jusqu’à –0,5°C).
Sur l’ensemble de la France, la pluviométrie demeure généralement proche des normes, bien que le Sud-Est enregistre un excédent significatif. Les prévisions annoncent la persistance des gelées matinales sur la moitié nord, principalement vers le nord-est, tandis que les maximales ne franchissent plus la barre des 10°C.
Fin janvier : air continental, chute des températures et risques liés
Pour la semaine du 26 janvier au 1er février, le risque de bascule reste sous haute surveillance. Les modèles numériques envisagent l’installation d’un flux d’est d’origine russe ou scandinave, pouvant provoquer un froid marqué sur tout le territoire. La France pourrait retrouver des températures inférieures aux normales saisonnières–1 à –3°C en moyenne–, nourrit par un anticyclone scandinave et la bise, accentuant la sensation de froid. Ce schéma favorise des gelées fréquentes et un air plus sec, surtout sur la moitié nord.
Des épisodes pluvieux persistants pourraient encore toucher le sud-est, menaçant parfois de débordements ponctuels. La rencontre entre humidité et air froid au nord-est pourrait amener neige en plaine vers les 25–26 janvier, si les ingrédients atmosphériques convergent. Le risque de vague de froid généralisée reste cependant modéré à court terme.
Le froid s’intensifie au nord-est de l’Europe : la « Bête de l’Est »
En parallèle, l’évolution météorologique en Allemagne retient l’attention. Après une phase douce – températures entre 2 et 14°C et ciel calme sous anticyclone – les modèles s’accordent sur une vague de froid impressionnante dès la fin janvier. Ce froid « sec » pourrait durer plusieurs semaines, avec des températures nocturnes de –10 à –20°C, tout en gardant des journées en-dessous du zéro. La persistance de hautes pressions bloque l’arrivée d’air doux atlantique sur l’Europe centrale.
Ce blocage favorise le maintien d’un froid rigoureux, entraînant un gel profond des sols. Les plans d’eau moins vastes pourraient présenter une glace suffisamment épaisse pour être porteuse, mais les grands fleuves verraient surtout de la formation de glaces de rive. Ces conditions mettent à l’épreuve la logistique énergétique, les réseaux d’eau, l’assainissement et la viabilité des infrastructures urbaines, soumises à un risque élevé de verglas en raison du givre.
Entre froid persistant et possible redoux début février
La semaine du 2 au 8 février devrait consolider ce scénario hivernal. Le temps resterait variable en France, avec des températures proches ou en-dessous des normales (jusqu’à –1,5°Cdéficit thermique), tandis que la fiabilité des prévisions fléchit progressivement. La possibilité de voir ce froid perdurer dépend surtout du maintien des hautes pressions entre Scandinavie, Russie et nord de l’Europe.
À partir du 9 février, les scénarios ouvrent sur un lent adoucissement. Les températures pourraient revenir autour des normales, fluctuant de –1 à +1°C, sous un régime alternant moments calmes et passages perturbés. Cette évolution progressive reste à confirmer selon la trajectoire des perturbations et la puissance des anticyclones continentaux.
FAQ - Questions fréquentes
Entre mi-janvier et mi-février, la France connaîtra un retour du froid, des gelées fréquentes, ainsi que des précipitations intenses sur le pourtour méditerranéen. Le risque de neige en plaine persiste surtout dans l'est et le nord-est, tandis que les températures seront souvent inférieures aux normales saisonnières. Un léger redoux pourrait s’amorcer à partir de la mi-février, selon l’évolution des flux de pression sur l’Europe.
La dernière semaine de janvier comporte un risque de froid marqué, lié à l'arrivée possible d'un flux d’est continental. Ce contexte favorisera les gelées fréquentes, une baisse des températures, pouvant atteindre des valeurs de –1 à –3°C en moyenne. Le nord-est pourrait connaître de la neige en plaine. Par ailleurs, le sud-est restera exposé à d’abondantes précipitations et à la menace de débordements localisés.
L'Allemagne s'apprête à faire face à une vague de froid intense, caractérisée par des températures nocturnes pouvant descendre jusqu’à –20°C et des journées souvent inférieures à zéro. Ce froid rigoureux, renforcé par un blocage atmosphérique, durcira les sols, épaissira la glace sur certains plans d’eau, et mettra à l’épreuve les infrastructures urbaines, les réseaux d’eau et la logistique énergétique, avec un risque accru de verglas.
Il est essentiel de surveiller les alertes météo, particulièrement en cas de neige ou de fortes pluies dans le sud-est et le nord-est. Il faut également se méfier du verglas le matin, protéger les canalisations extérieures contre le gel, et limiter les déplacements lors de conditions difficiles. Adapter le chauffage et sécuriser les installations d’eau et d’électricité est conseillé, tout comme rester informé avec les bulletins météo officiels.
D’après les prévisions, un redoux progressif pourrait débuter à partir du 9 février. Les températures reviendraient alors autour des normales, oscillant entre –1 et +1°C, même si l’incertitude demeure sur la durée du froid. Ce réchauffement dépendra de la persistance des hautes pressions entre la Scandinavie et la Russie, ainsi que de l'arrivée éventuelle de flux plus doux.