La saison cyclonique 2025-2026 a été plus active que la normale, avec 6 cyclones et 11 tempêtes
Le bassin Sud-Ouest de l’océan Indien a connu une saison cyclonique 2025-2026 très dynamique. Si l’activité s’est montrée nettement supérieure à la normale, la plupart des territoires français des Mascareignes, dont La Réunion, ont été épargnés. En revanche, Madagascar a subi deux impacts majeurs, avec des conséquences humaines et matérielles lourdes.
Résumé
- 11 tempêtes nommées et une activité cyclonique supérieure de 20 % à la moyenne.
- 6 cyclones, dont 4 intenses, sur un cœur de saison très concentré en janvier et février 2026.
- Madagascar touchée de plein fouet : Fytia et Gezani provoquent pertes humaines et destructions massives.
- La Réunion, Mayotte et Maurice globalement épargnées, malgré une saison des pluies très déficitaire à La Réunion.
Saison 2025-2026 : des débuts précoces et un pic d’intensité exceptionnel
L’activité cyclonique a débuté de manière atypique, avec une première tempête, Awo, baptisée dès le 7 août 2025 : un événement sans précédent dans le bassin depuis 1996. Deux autres systèmes se sont formés avant le 1er novembre 2025, marquant un départ de saison inhabituellement précoce, avant une pause d’environ deux mois.
Le pic de la saison s’est concentré sur une période restreinte : plus de 85 % de l’énergie cyclonique cumulée s’est produite entre fin décembre 2025 et fin février 2026. Six phénomènes majeurs ont alors enchaîné leurs trajectoires, dont cinq ayant atteint le stade de cyclone. Dudzai, par exemple, a montré une longévité remarquable avec plus de 11 jours d’activité.
Onze systèmes nommés, dont des cyclones particulièrement violents
Au total, 11 systèmes ont été nommés dans le bassin cette saison : dix systèmes tropicaux et un subtropical. Parmi eux, six sont devenus des cyclones tropicaux, dont quatre ont été classés cyclones intenses. L’indicateur d’énergie cyclonique cumulée, appelé ACE, montre une activité supérieure de plus de 20 % à la normale, maintenant la saison dans le tiers supérieur des années les plus actives.
L’un des épisodes les plus marquants reste le cyclone Gezani, début février. Son « mur de l’œil » a frappé la région de Toamasina avec des vents dépassant 190 km/h et des rafales supérieures à 270 km/h, causant des dégâts majeurs à Madagascar.
Madagascar durement touchée : Fytia et Gezani, des impacts mortels
L’île de Madagascar a été particulièrement exposée cette saison. Le 31 janvier 2026, le cyclone Fytia a touché le nord-ouest du pays. Son passage a généré crues, destructions et un lourd bilan humain : 12 décès et plus de 70 000 sinistrés.
Moins de deux semaines plus tard, Gezani s’est abattu sur la côte est (Toamasina), atteignant le stade de cyclone tropical intense. Le phénomène a entraîné la mort d’au moins 63 personnes, détruit des milliers d’habitations et provoqué des dégâts estimés à plus de 140 millions de dollars.
Les Mascareignes, globalement épargnées mais exposées
La Réunion, Maurice, Mayotte et Rodrigues ont évité des impacts directs de systèmes cycloniques majeurs au cours de cette saison. Cependant, on reste vigilant. Les Mascareignes demeurent exposées à des phénomènes intenses, comme le rappelle le passage de Horacio (qui est devenu un cyclone intense à basse latitude et est passé à 200 km de Rodrigues).
À La Réunion, Fytia n’a influencé l’île qu’en périphérie début février, sans incidents majeurs. La saison des pluies a été marquée par un déficit important de précipitations, avec une pluviométrie divisée par deux sur l’est et l’intérieur de l’île.
Possibilité de système tardif
La saison pourrait se prolonger en mai 2026, Météo‑France n’excluant pas la formation d’un ultime système avant la transition hivernale, ce qui est rare mais possible.
Conseils pratiques / À retenir
- Rester informé de l’évolution cyclonique jusqu’à la fin officielle de la saison.
- Préparer son domicile dès l’annonce d’une tempête tropicale ou cyclone : sécuriser toitures et ouvertures.
- Constituer un kit de sécurité : eau, nourriture, lampe, radio, documents importants.
- Évacuer les zones à risque sur consigne des autorités, notamment dans les régions exposées de Madagascar.
- Après le passage d’un cyclone, ne pas s’aventurer dans les zones inondées : risques d’éboulements et de pollution.
- À La Réunion et dans les Mascareignes, maintenir un niveau de vigilance élevé malgré une saison généralement clémente.
FAQ - Questions fréquentes
La saison 2025-2026 dans le bassin Sud-Ouest de l’océan Indien a été très dynamique car elle a enregistré 11 tempêtes nommées et une activité cyclonique supérieure de 20 % à la moyenne. Six cyclones se sont formés, dont quatre intenses, concentrés surtout en janvier et février. L’énergie cyclonique cumulée a été très élevée, reflétant une saison active et intense.
Madagascar a été durement touchée cette saison, subissant deux cyclones majeurs : Fytia et Gezani. Fytia a causé 12 décès et plus de 70 000 sinistrés avec des crues et destructions, tandis que Gezani, cyclone intense, a fait au moins 63 morts, détruit des milliers d’habitations et engendré des dégâts estimés à plus de 140 millions de dollars, impactant lourdement la population et les infrastructures.
Les territoires français des Mascareignes, comprenant La Réunion, Mayotte, Maurice et Rodrigues, ont globalement été épargnés des impacts directs de cyclones majeurs durant la saison 2025-2026. Malgré cette relative protection, les régions sont restées exposées à des phénomènes intenses, et la vigilance est recommandée, notamment après le passage proche du cyclone Horacio.
La saison a commencé précocement avec la tempête Awo le 7 août 2025, un départ inédit depuis 1996. Après deux autres systèmes avant novembre, une pause est intervenue. Le pic d’intensité s’est concentré entre fin décembre 2025 et fin février 2026, où plus de 85 % de l’énergie cyclonique totale s’est produite, marquant une période très active avec plusieurs cyclones successifs.
Il est conseillé de rester informé de l’évolution cyclonique jusqu’à la fin officielle de la saison, de préparer son domicile en sécurisant toitures et ouvertures dès l’annonce d’une tempête, de constituer un kit de sécurité avec eau, nourriture, lampe, radio et documents, d’évacuer les zones à risque sur consigne, et d’éviter les zones inondées post-cyclone pour limiter les risques d’éboulements et de pollution. La vigilance doit rester élevée dans les Mascareignes et Madagascar.
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