Coupures massives après la tempête Austen : 40 000 foyers toujours sans électricité dans l’Ouest de la France
En Bretagne, en Normandie et jusque dans le grand Ouest, la succession des tempêtes Austen et Boelo a plongé des dizaines de milliers de foyers dans le noir, laissant derrière elles une situation électrique toujours sous tension ce dimanche soir.
À retenir
- Rafales jusqu’à 106 km/h le 24-25 octobre ont fragilisé le réseau en Bretagne et Normandie.
- 25/10 à 18h : 22 400 foyers en Bretagne, 9 200 en Normandie, 40 000 coupures encore dans l’Ouest.
- Pic de 288 600 foyers privés au plus fort ; 700 foyers en Sarthe et 300 en Mayenne restent sans courant.
Bretagne et Normandie à terre : des dizaines de milliers de foyers plongés dans le noir
Depuis vendredi, le vent souffle sans relâche sur l’Ouest. Austen a d’abord balayé la Bretagne et la Normandie, provoquant d’importants dégâts sur le réseau électrique.
Dans la nuit du 24 au 25 octobre, la tempête Boelo a aggravé le bilan. Des rafales ont été relevées à 106 km/h à Plounéour-Brignogan-Plages, 102 km/h à la pointe du Raz et 92 km/h à Perros-Guirec. Les lignes n’ont pas tenu facile.
Au matin du 25 octobre, on dénombrait 32 500 clients privés d’électricité en Bretagne, dont 17 200 dans le Finistère. La Normandie subissait aussi les pannes, avec 9 200 foyers sans courant en soirée. Même trois jours après le début de la crise, le retour à la normale reste complexe et lent.
| Région | Foyers privés d'électricité (25/10/2026, 18h) |
|---|---|
| Bretagne | 22 400 |
| Normandie | 9 200 |
| Sarthe | 700 |
| Mayenne | 300 |
Des records de coupures et une remise en état freinée par les vents
Au plus fort du passage d’Austen, on a compté jusqu’à 288 600 foyers simultanément privés d’électricité dans l’Ouest. Les vents tempétueux ont fait tomber la végétation fragilisée, souvent sur des lignes à moyenne et basse tension. Les interventions de remise en service s’avèrent incertaines et périlleuses.
Le 25 octobre à 18h, les chiffres restent élevés : 40 000 foyers dans l’Ouest connaissent encore des coupures persistantes. Les équipes d’Enedis, aidées de renforts venus d’autres régions, poursuivent leurs opérations pour rétablir le courant progressivement. La priorité donnée au réseau moyenne tension permet de réalimenter d’abord les zones les plus densément peuplées. Quand le vent ne faiblit pas, il faut parfois patienter avant d’intervenir en sécurité.
Même en dehors de la Bretagne, des situations tenaces en Sarthe et Mayenne
Dans la soirée du dimanche 25 octobre, la tempête Austen continue de faire des dégâts jusqu’en Mayenne et en Sarthe. Dans la Sarthe, 700 foyers attendent encore le rétablissement de l’alimentation, victimes de pannes anciennes que les équipes d’Enedis peinent à résorber depuis trois jours.
D’après le dernier pointage, environ 300 clients mayennais restent isolés du réseau, contre un pic de 2 500 coupures au plus fort de la tempête vendredi 23 octobre. Le retour à la normale s’éternise face à la multitude de dégâts locaux, objets sur les câbles, branches cassées et réseau endommagé par endroits difficiles d’accès.
Une vigilance de chaque instant face aux risques électriques
Au-delà du retour progressif du courant, le danger persiste sur un réseau fragilisé. Des câbles tombés à terre peuvent rester sous tension : Enedis rappelle avec insistance les consignes de sécurité élémentaires : il ne faut toucher ni câble ni objet en contact avec une ligne, même au sol. L’accès aux zones sinistrées demeure strictement réservé aux équipes habilitées.
Le vent pourrait encore perturber les réparations dans les heures à venir. "On s’attend, c’est sûr, à d’autres dégâts qui peuvent arriver dans la soirée", glisse le directeur régional d’Enedis en Bretagne. Sur une végétation fragilisée, chaque nouvelle rafale peut provoquer une panne supplémentaire et retarder le retour à la normale.
FAQ - Questions fréquentes
Les tempêtes Austen puis Boelo ont soufflé sur la Bretagne, la Normandie et le grand Ouest, provoquant des rafales violentes qui ont fait chuter la végétation sur les lignes à moyenne et basse tension. Ces dégâts ont entraîné des coupures massives — jusqu'à 288 600 foyers simultanément au plus fort — et ont fragilisé le réseau rendant le rétablissement long et complexe.
Les équipes d'Enedis, renforcées par des renforts d'autres régions, priorisent la remise en service du réseau moyenne tension pour réalimenter d'abord les zones densément peuplées. Les interventions restent cependant ralenties ou impossibles quand le vent est fort, car la sécurité des équipes et la dangerosité des lignes tombées au sol imposent des précautions strictes.
La situation reste tenace en Sarthe et en Mayenne : le 25 octobre en soirée, environ 700 foyers en Sarthe et 300 en Mayenne étaient toujours privés d'électricité, après des pics plus élevés en début de tempête. Les dégâts locaux, objets et branches sur les câbles et l'accès difficile à certains secteurs ralentissent le rétablissement.
Enedis insiste sur le danger persistant : il ne faut toucher ni câble ni objet en contact avec une ligne, même au sol, et l'accès aux zones sinistrées est réservé aux équipes habilitées. Ces consignes visent à éviter tout risque électrique alors que des câbles tombés peuvent rester sous tension et que le vent peut provoquer d'autres dégâts.
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