Plus de 1000 alpinistes ont déjà atteint le sommet de l'Everest en 2026, un record
Plus de 1 000 grimpeurs ont atteint le sommet de l’Everest ce printemps selon les autorités népalaises, établissant un record absolu qui ravive les débats autour de la surfréquentation du toit du monde.
Un afflux sans précédent sur les pentes de l’Everest
L’Everest, géant de l’Himalaya culminant à 8 848 mètres, a vu passer un flux inédit d’alpinistes au printemps 2026. Selon le département népalais du tourisme, plus d’un millier de personnes ont foulé son sommet entre mars et fin mai, un chiffre encore en cours de confirmation mais déjà qualifié de record par les gestionnaires locaux et la base de données de référence tenue par l’alpiniste allemande Billi Bierling.
L’essor s’explique en partie par la fermeture du versant nord par la Chine, entraînant une concentration des ascensions côté népalais. À cela s’ajoute une multiplication des permis délivrés : 494 autorisations accordées en 2026 rien qu’aux étrangers.
Rien que sur la journée du 21 mai, 275 grimpeurs ont atteint le sommet, battant tous les précédents pics d’ascension en une seule journée. Pour mémoire, le précédent record annuel datait du printemps 2019, avec 877 personnes sur la cime.
Ce printemps, l’Himalaya a tenu en haleine touristes, guides et passionnés d’altitude. Parmi les ascensions remarquables, Kami Rita Sherpa a gravé son nom dans la légende avec une 32e arrivée au sommet le 24 mai, tandis que l’Australien Oliver Foran, 27 ans, a relié la mer au sommet en 50 jours seulement — battant le précédent record de rapidité depuis le niveau de la mer.
Surfréquentation : sécurité et enjeux sur le toit du monde
Voir autant de silhouettes dans la « zone de la mort » (au-dessus de 8 000 m) est impressionnant, mais cette affluence massive pose question. L’Everest attire toujours plus de passionnés malgré les dangers inhérents : raréfaction de l’oxygène, froid extrême, et météo instable rendent chaque pas difficile, même sur des pentes réputées balisées.
En 2026, la pression sur les itinéraires s’est ressentie dans les embouteillages observés aux abords du sommet, à tel point que Kami Rita Sherpa déclarait : « La route m’a cette fois paru un peu bondée. Le gouvernement devrait réglementer cela (...), il devrait y avoir une limite. »
Cette année, cinq grimpeurs ont perdu la vie sur le versant népalais, principalement deux Indiens et trois Népalais. Même si cela reste inférieur à la saison 2023, tristement marquée par 18 décès, chaque accident rappelle le caractère redoutable du massif. Selon les guides locaux, la météo demeure la principale cause d’accident en altitude : un changement rapide du temps peut rendre toute progression impossible ou multiplier les files d’attente avec leur lot de risques.
La concentration inédite des alpinistes, amplifiée par la fermeture chinoise, suscite un débat politique local. Un projet de loi serait en discussion depuis le début d’année, visant à restreindre l’accès : il pourrait être exigé d’avoir déjà gravi un sommet d’au moins 7 000 m au Népal, une façon de filtrer les profils les plus aguerris.
Évolution attendue et conseils pour les futures expéditions
Avec une telle affluence, les autorités népalaises cherchent un équilibre entre valorisation touristique, sécurité et préservation de ce patrimoine naturel exceptionnel. La question d’une limitation du nombre de permis revient souvent, même si le Népal tire une part importante de ses revenus du tourisme d’altitude. La santé du site, la sécurité et la fluidité sur l’itinéraire restent au cœur des préoccupations à venir.
Vous rêvez d’une expédition sur l’Everest ? Voici quelques conseils pour préparer cette aventure extraordinaire :
- Choisissez une période hors affluence si possible, pour limiter les risques liés à la foule.
- Acquérez une solide expérience sur des sommets de haute altitude, au moins supérieurs à 7 000 m.
- Préparez-vous physiquement et mentalement : l’acclimatation à l’altitude est indispensable pour limiter le mal aigu des montagnes.
- Consultez scrupuleusement les bulletins météo et faites pleinement confiance à votre guide pour les décisions de progression ou de repli.
Le Népal pourrait prochainement encadrer plus strictement l’accès à la plus haute montagne du monde. En attendant, gardons en tête que l’Everest, aussi fascinant soit-il, reste un espace où humilité et prudence sont de rigueur.
Sources
- Source : Département népalais du tourisme
- Source : AFP
- Source : Base de données de Billi Bierling
FAQ - Questions fréquentes
Ce printemps 2026, plus de 1 000 grimpeurs ont atteint le sommet de l’Everest, un record attribué à la fermeture du versant nord par la Chine, qui a concentré les ascensions côté népalais. Par ailleurs, le nombre de permis délivrés a augmenté, avec 494 autorisations accordées aux étrangers cette année. Cette combinaison d'événements a provoqué une affluence inédite sur la montagne.
La surfréquentation engendre des embouteillages dans la « zone de la mort » au-dessus de 8 000 mètres, augmentant les dangers liés à la raréfaction de l’oxygène, au froid extrême et à la météo instable. En 2026, cinq grimpeurs ont perdu la vie principalement à cause de ces conditions. Les guides soulignent que la météo reste la cause principale des accidents en altitude, tandis que la foule complique les déplacements sûrs.
Face à l’afflux massif, un projet de loi au Népal propose de restreindre l’accès à l’Everest en exigeant que les candidats aient déjà gravi un sommet d’au moins 7 000 mètres. Cette mesure vise à filtrer les profils des alpinistes les plus aguerris afin d’améliorer la sécurité et la gestion des flux sur la montagne.
Pour une expédition réussie, il est conseillé de choisir une période hors affluence pour éviter la foule, d’avoir une solide expérience sur des sommets supérieurs à 7 000 mètres, de bien se préparer physiquement et mentalement, et d’acclimater son corps à l’altitude. Il est aussi crucial de suivre attentivement les bulletins météo et de faire confiance aux guides pour des décisions de progression ou de repli.