Pas besoin d'avion : cette "mini-Amazonie" se cache à seulement 2h de Paris
À quoi bon traverser l’Atlantique quand un monde sauvage, mystérieux et verdoyant vous attend tout près ? Plongez dans l’incroyable marais audomarois, ce petit bout d’Amazonie niché en France, prêt à vous dépayser sans quitter l’Hexagone.
Un joyau naturel et historique aux portes de Saint-Omer
Le marais audomarois s’étend sur plus de 3 700 hectares autour de Saint-Omer et de Clairmarais, dans le Pas-de-Calais. Véritable mosaïque de canaux, d’étangs et de prairies sauvages, il compose la plus grande zone humide de la région.
Ici, l’eau façonne la vie et le paysage depuis des siècles : autrefois vaste cuvette inondée, transformée patiemment par la main de l’homme et le travail de la nature.
Son histoire commence dès le Ve siècle, quand la rivière Aa recouvrait la plaine entre Saint-Omer et Watten-Éperlecques. Puis, venues du Xe siècle, les premières digues, canaux et fossés sont creusés par de courageux moines. Dès lors, l’homme façonne cette zone marécageuse pour y cultiver la terre, domestiquer l’eau et vivre avec elle – et jamais contre !
Une biodiversité exceptionnelle et une immersion à couper le souffle
Ouvrez les yeux : la nature se donne en spectacle ! Le marais recèle près de 1 700 espèces de plantes, d’animaux et de champignons. Imaginez 470 sortes de champignons sous vos pas, tandis que 25 espèces de poissons glissent dans les 700 kilomètres de rivières et de canaux qui sillonnent ce paysage unique. Les passionnés de faune, de flore et de mycologie n’ont souvent qu’un regret : ne pas pouvoir tout voir en une seule visite !
L’ensemble du secteur est aujourd’hui reconnu à l’étranger : récemment inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, aux côtés de 11 autres sites français, le marais audomarois s’est aussi vu gratifier du prestigieux label « Man and Biosphère », en reconnaissance de la qualité exceptionnelle de son territoire façonné par l’homme, mais resté d’une authenticité folle.
Brouckaillers, moines et gestion moderne : une terre d’ingéniosité humaine
Le marais audomarois n’aurait jamais pris ce visage sans l’audace et le savoir-faire de ses habitants, surnommés les Brouckaillers. Petits bras mais grandes ambitions, ils ont creusé des fossés – ou watergangs –, remonté la terre, extrait la tourbe et fait de cette zone un extraordinaire puzzle agricole. Les bandes de terres, longues et étroites, sont encadrées par un maillage dense de fossés, appelés « lègres », un vrai damier dessiné pour la diversité des cultures.
Saviez-vous que l’on cultivait ici jusqu’à dix variétés locales de légumes ? Le maraîchage et la culture du chanvre – pour les cordages des bateaux – ont rythmé la vie du marais, tout comme la pêche et l’extraction de la tourbe, jadis brûlée comme combustible abordable.
Les moulins à vent, autrefois omniprésents durant la Renaissance, assuraient le pompage de l’eau. Aujourd’hui, la gestion des niveaux d’eau et des nombreux canaux reste une prouesse collective, chapeautée par la « septième section des wateringues », gardienne de près de 100 kilomètres de watergangs et 700 kilomètres de fossés. De véritables veilleurs du marais !
Randonner, naviguer, respirer : mille façons de s’émerveiller
Le marais audomarois, c’est une invitation à la lenteur et à la découverte. Embarquez à bord d’une barque traditionnelle des marais pour glisser silencieusement d’un canal à l’autre. Arpentez les petits chemins à pied ou à vélo, ouvrez la fenêtre et sentez l’odeur de la terre humide qui signe le caractère du lieu. Chaque saison nuance les couleurs et l’ambiance : le matin, les nappes de brume caressent l’eau, tandis qu’au crépuscule, le marais se fait doré et mystérieux…
L’immersion est totale. Contempler la vie des Brouckaillers, comprendre la gestion de l’eau, partir en quête des secrets naturels ou simplement savourer une assiette de légumes locaux : voilà mille raisons de choisir cette mini-Amazonie, sans quitter l’Hexagone…
FAQ - Questions fréquentes
Le marais audomarois est surnommé la mini-Amazonie française en raison de son vaste paysage sauvage et verdoyant, composé de canaux, d’étangs et de prairies. Avec 3 700 hectares, cette plus grande zone humide régionale offre une biodiversité exceptionnelle, évoquant un dépaysement proche sans quitter l’Hexagone.
Depuis le Ve siècle, l’homme façonne le marais audomarois en creusant digues, canaux et fossés, notamment dès le Xe siècle par des moines. Ce travail collectif a permis de transformer une vaste cuvette inondée en un territoire agricoles aux bandes de terres encadrées de fossés, cultivant légumes et chanvre tout en gérant l’eau avec soin et ingéniosité.
Le marais audomarois abrite près de 1 700 espèces de plantes, animaux et champignons, avec 470 espèces de champignons et 25 de poissons. Son réseau de 700 kilomètres de canaux favorise cette biodiversité unique, faisant de ce lieu un haut lieu reconnu au patrimoine mondial de l’UNESCO et sous le label « Man and Biosphère ».
La gestion des eaux dans le marais audomarois est essentielle pour préserver cet équilibre naturel et humain. Aujourd’hui, la « septième section des wateringues » supervise près de 100 kilomètres de watergangs et 700 kilomètres de fossés, poursuivant la tradition de pompage et de contrôle des niveaux d’eau initiée dès la Renaissance avec les moulins à vent.
Le marais audomarois offre de multiples façons d’explorer et savourer son ambiance unique : naviguer en barque traditionnelle sur les canaux, randonner à pied ou à vélo le long des chemins, observer la nature avec ses variations saisonnières, et découvrir la vie locale et ses produits comme les légumes cultivés par les Brouckaillers.
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