Septembre 2026 est le deuxième mois le plus chaud depuis 1900, avec des pointes à 40 degrés
On croyait avoir touché le sommet après les étés récents. Pourtant, septembre 2026 aura poussé les curseurs plus loin encore : une chaleur inédite quasi généralisée, une sécheresse jamais vue à cette période de l’année, des records d’ensoleillement et, en fin de mois, des pluies diluviennes localisées.
À retenir
- Septembre 2026 a été le 2ᵉ mois le plus chaud (+3,1 °C) avec des pointes jusqu’à 40,3 °C
- Près de 70 % de déficit pluviométrique ; 3ᵉ septembre le plus sec depuis 1958 avec de nombreux relevés quasi nuls.
- Épisode méditerranéen les 29–30/09 : cumuls localisés jusqu’à 340 mm à Saint‑Hyppolyte‑du‑Fort.
Un mois de chaleur exceptionnelle : les records tombent du nord au sud
La France a vécu son 2ᵉ mois de septembre le plus chaud depuis le début des mesures en 1900, avec une anomalie thermique nationale de +3,1 °C par rapport à la normale 1991-2020. Cette valeur n'est dépassée que par septembre 2023 (+3,6 °C).
Les valeurs maximales ont impressionné : jusqu’à +6 °C au-dessus des normales localement, surtout du Roussillon au sud du Massif Central. De nombreuses villes affichent des températures remarquables pour la période.
| Ville | Température max | Date |
|---|---|---|
| Lavaur (Tarn) | 40,3 °C | 06/09/2026 |
| Perpignan (Pyrénées-Orientales) | 39,4 °C | 05/09/2026 |
| Albi (Tarn) | 39,2 °C | 06/09/2026 |
| Toulouse (Haute-Garonne) | 37,9 °C | 06/09/2026 |
| Strasbourg (Bas-Rhin) | 33,8 °C | 04/09/2026 |
| Chamonix (Haute-Savoie) | 31,5 °C | 04/09/2026 |
Tout début septembre, un épisode caniculaire frappe une grande moitié sud. La vigilance orange est déclenchée pour sept départements du pourtour méditerranéen.
On retrouve à ce moment des pointes proches de 40 °C dans la vallée du Tarn, le Roussillon et la basse vallée du Rhône. Même les reliefs n’échappent pas à cette chaleur, comme le montre la valeur enregistrée à Bourg-Saint-Maurice (34,7 °C) à près de 900 mètres d’altitude.
Le déficit de pluies accentue une sécheresse historique
Le constat est sans appel : seulement des pluies anecdotiques pour l’immense majorité du territoire. Près de 70 % de déficit pluviométrique à l’échelle nationale. Il s’agit du 3ᵉ mois de septembre le plus sec depuis 1958, derrière 1977 et 1985.
Plusieurs régions, de l’Aube à la Côte d’Azur en passant par la Corse, n’ont pratiquement rien reçu. Même dans les secteurs habituellement bien arrosés, la situation vire à l’inédit.
| Ville | Pluviométrie (mm) | Situation |
|---|---|---|
| Charleville‑Mézières | Quasi nulle | Mois de septembre le plus sec jamais enregistré |
| Dijon | Quasi nulle | Record battu |
| Bagnères‑de‑Luchon | Quasi nulle | Record battu |
| Chambéry | Quasi nulle | Record battu |
Les rares perturbations dignes de ce nom n’arrivent qu’en marge : une le 8 septembre, puis un épisode méditerranéen centré sur le Gard et l’Hérault les 29 et 30 septembre avec des cumuls localisés très importants (jusqu’à 340 mm à Saint-Hyppolyte-du-Fort).
Des sols au bord de l’épuisement et risques accrus pour la fin de saison
Les précipitations de la fin août n’ont offert qu’un répit fugace. Dès le début de septembre, la chaleur persistante et l'absence durable de précipitations ont accéléré l’assèchement. L’indicateur national place les sols à un niveau « jamais observé » pour un mois de septembre en France.
En lien direct, les conséquences sur la végétation et les écosystèmes se font cruellement sentir, notamment sur l’axe sud-ouest/nord-est. Pour la plupart des régions, un tel stress hydrique ne se rencontre normalement qu’une année sur dix.
Ensoleillement et orages : un mois de contrastes extrêmes
La domination de conditions anticycloniques s’illustre aussi par un ensoleillement hors normes. La France affiche 30 % d’heures de soleil en plus qu’un septembre moyen — certains secteurs du Lyonnais au Nord-Est dépassent même +40 %.
| Ville | Ensoleillement (écart par rapport à la normale) | Période de mesure de référence |
|---|---|---|
| Lyon | +40 % | Depuis 1991-2020 |
| Toulouse | Valeur record | Depuis le début des mesures |
| Nice | Valeur record | Depuis le début des mesures |
| Clermont-Ferrand | Valeur record | Depuis le début des mesures |
D’autre part, l’activité orageuse est quasiment absente : environ 4 000 impacts de foudre sur tout le mois, soit le mois de septembre le moins foudroyé depuis le début des mesures en 1997.
En fin de mois toutefois, le contraste est saisissant avec un basculement brutal à Montpellier, Nîmes ou même Prades‑le‑Lez, où les pluies diluviennes causent de sévères inondations et une vigilance rouge Pluie-Inondation est déclenchée dans le Gard et l’Hérault.
FAQ - Questions fréquentes
Septembre 2026 est qualifié d'exceptionnel car il s'agit du 2ᵉ mois de septembre le plus chaud depuis 1900, avec une anomalie nationale de +3,1 °C par rapport à la normale 1991-2020, des pointes locales jusqu'à +6 °C et de nombreuses villes affichant des températures remarquables, dont des valeurs proches ou supérieures à 40 °C dans le sud et des relevés élevés même en altitude.
La pluviométrie a été extrêmement faible, avec près de 70 % de déficit à l'échelle nationale et un classement comme 3ᵉ mois de septembre le plus sec depuis 1958, de nombreuses stations ayant enregistré des précipitations quasi nulles; seules quelques perturbations marginales et un épisode méditerranéen fin septembre ont apporté des cumuls localisés, sans compenser le déficit général.
La chaleur persistante et l'absence durable de précipitations ont accéléré l'assèchement des sols, placés à un niveau « jamais observé » pour un mois de septembre, provoquant un stress hydrique marqué sur la végétation et les milieux aquatiques, des conséquences pour l'agriculture et une élévation des risques liés aux phénomènes extrêmes et aux inégalités régionales.
Le contraste provient d'une domination anticyclonique qui a généré un ensoleillement exceptionnel (+30 % national, jusqu'à +40 % dans certains secteurs) et une activité orageuse très réduite (~4 000 impacts de foudre, un record de faiblesse depuis 1997), tandis qu'en fin de mois un basculement a provoqué des pluies diluviennes localisées et des inondations dans le Gard et l'Hérault.
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