Actualités météo | Superlune, trois pluies d’étoiles filantes : les rendez-vous à ne pas manquer en novembre 2026
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Superlune, trois pluies d’étoiles filantes : les rendez-vous à ne pas manquer en novembre 2026

Publié par Claire , le 02 nov. 2026 à 14:00

Le mois de novembre déroule une palette céleste exceptionnelle : des superlunes inédites, des essaims d’étoiles filantes et des rapprochements de planètes offrent des nuits magiques à guetter, où que l’on vive en France comme ailleurs.

A beautiful Perseid meteor streaks across a clear, starry night sky above a silhouetted countryside landscape in France. © Antonin Carvalho

À retenir

  • Taurides : pics les 4–5 et 11–12 novembre, environ 5 étoiles filantes par heure, observation après minuit.
  • Léonides : maximum vers les 17–18 novembre, près de 12 météores par heure, ciel sombre et Lune discrète.
  • Superlune du 24 novembre : diamètre jusqu’à 14% plus grand et luminosité +30%, meilleur au coucher ou lever du Soleil.

Trois pluies d’étoiles filantes pour rythmer la nuit

Les nuits du 4 au 5 novembre et du 11 au 12 novembre correspondent aux pics des Taurides du Sud et des Taurides du Nord.

Ces essaims, peu denses mais réputés pour leurs bolides – des météores particulièrement lumineux –, livrent autour de 5 étoiles filantes par heure. Les observations sont optimales après minuit.

La mi-novembre apporte un autre rendez-vous. Aux alentours du 17 au 18 novembre, les Léonides atteignent leur maximum d’activité. Ces météores, liés à la comète Tempel-Tuttle, sont rapides, parfois colorés.

Les Léonides illuminent le ciel d’une douzaine de traînées lumineuses par heure sous des cieux sombres. La Lune, discrète autour de ces dates, favorise l’observation.

  • Les Taurides : visibles depuis l’hémisphère Nord et Sud ; bolides fréquents.
  • Les Léonides : parabole lumineuse, activité modeste mais météores spectaculaires.

Alignements planétaires et conjonctions : l’aube s’anime

La deuxième partie de la nuit permet d’observer plusieurs groupes planétaires. Dès le 2 novembre, la Lune, Mars et Jupiter forment un alignement à l’est. Régulus brille juste en dessous.

Entre le 14 et le 16 novembre, Mars et Jupiter s’approchent à moins d’un degré l’une de l’autre. Leur écart s’apparentant à la largeur d’un petit doigt tendu.

Aux premières lueurs, Mercure et Vénus peuvent être observées près de l’horizon sud-est. La plus grande élongation de Mercure est attendue le 20 novembre, c’est le moment idéal pour tenter d’apercevoir la planète, à côté de Vénus.

Uranus complète cette parade. Elle est visible tout le mois, surtout à la mi-novembre et lors de son opposition autour du 25–26 novembre. Jumelles ou télescope sont nécessaires pour la repérer près de l’amas des Pléiades.

DatePhénomèneConseil d’observation
2–3 novembreAlignement Lune, Mars, JupiterVisible vers minuit à l’est
14–16 novembreConjonction Mars–JupiterAvant l’aube, à l’horizon sud
20 novembreGrande élongation de MercureMatin, près de Vénus, sud-est
25–26 novembreOpposition d’UranusAvec instruments, près des Pléiades

Superlune du Castor et nuits sans Lune : des contrastes saisissants

Le 24 novembre marque la première superlune depuis janvier. Son diamètre paraît jusqu’à 14 % plus grand et sa luminosité augmente de 30 % par rapport à la plus petite pleine lune annuelle.

Pour capturer cet effet, privilégiez l’observation près de l’horizon, au coucher ou au lever du Soleil. Sa couleur orangée s’accentue et l’illusion de sa taille devient plus marquée.

Autour du 9 novembre, la nouvelle Lune plonge le ciel dans une obscurité favorable aux observations discrètes. Les nuits sans lumière lunaire facilitent l’exploration de la galaxie d’Andromède, des Pléiades ou de l’amas de la Crèche dans le Cancer.

Certains objets sont perceptibles à l’œil nu, mais des jumelles simples permettent d’en découvrir les détails.

Conseils pratiques pour ne rien manquer des nuits de novembre

Choisir une zone rurale ou un belvédère éloigné des lumières urbaines améliore la visibilité des météores et des planètes basses sur l’horizon.

Privilégiez les nuits autour de la nouvelle Lune pour explorer le ciel profond. Patientez 15 à 20 minutes afin que la vision nocturne s’acclimate au noir.

Une application de cartographie céleste permet de repérer les constellations et planètes facilement. Pour la photographie, privilégiez un horizon dégagé au crépuscule pour saisir la superlune.

Dans les régions de l’Islande ou de la Norvège, les aurores boréales restent possibles tandis que les nuits s’allongent. Adapter le matériel à la longueur de l’observation facilite le confort lors de l’attente.

PériodeConditions idéalesObjets à observer
Autour du 9/11Ciel sans LuneNébuleuses, galaxies, Pléiades
Après minuitConstellation du Taureau hauteTaurides (étoiles filantes)
Crépuscule 24/11Horizon dégagéSuperlune du Castor
  • Pour chaque observation, vérifiez la météo locale afin d’éviter d’interminables attentes sous les nuages.
  • Adaptez-vous aux rythmes naturels : chaque nuit offre un spectacle différent.

FAQ - Questions fréquentes

Les principaux pics ont lieu les nuits du 4–5 et 11–12 novembre pour les Taurides du Sud et du Nord, avec environ 5 étoiles filantes par heure, et autour du 17–18 novembre pour les Léonides, offrant une douzaine de traces lumineuses par heure sous un ciel sombre. Les observations sont optimales après minuit, la Lune étant discrète autour des dates des Léonides.

La deuxième partie de la nuit est idéale : dès le 2 novembre, la Lune, Mars et Jupiter s’alignent à l’est, et entre le 14 et le 16 novembre Mars et Jupiter se rapprochent à moins d’un degré, visible avant l’aube à l’horizon sud. Mercure et Vénus sont observables près de l’horizon sud-est au matin, avec la plus grande élongation de Mercure le 20 novembre.

La superlune du 24 novembre se voit mieux près de l’horizon au coucher ou au lever du Soleil pour accentuer son diamètre apparent et sa teinte orangée ; un horizon dégagé au crépuscule aide la photographie. Pour le ciel profond, privilégiez les nuits autour du 9 novembre (nouvelle Lune) : l’obscurité favorise la vue d’Andromède, des Pléiades ou de l’amas de la Crèche, et 15–20 minutes d’adaptation des yeux améliorent la visibilité.

Uranus est visible tout le mois, surtout à la mi-novembre et autour de son opposition les 25–26 novembre, mais elle nécessite des jumelles ou un télescope pour être repérée près des Pléiades. Certains objets du ciel profond restent perceptibles à l’œil nu sous un ciel sombre, mais des jumelles simples permettent d’en découvrir davantage de détails.

À propos de l’autrice

Claire

Claire

Responsable éditoriale de Météocity

À l’affût de l’actualité météo, Claire décrypte les phénomènes en cours et s’attache à rendre les prévisions et analyses météorologiques accessibles, fiables et compréhensibles.

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