La hausse du niveau de la mer s'accélère selon le rapport de l’ONU
Selon un nouveau rapport mondial publié par l’ONU, l’océan absorbe la majeure partie de la chaleur générée par les activités humaines et subit une élévation de température et du niveau de la mer à un rythme jamais observé à ce jour.
Des océans bouleversés par l’accumulation de chaleur
Les océans jouent un rôle central dans la régulation du climat. Le rapport met en avant un chiffre clé : près de 90 % de l’excès de chaleur issu de nos activités reste stocké dans les eaux marines.
Cette accumulation ne cesse de croître, s’intensifiant fortement ces dernières années. D’après l’ONU, près d’un sixième de toute la chaleur accumulée depuis 1955 l’a été récemment. Ce phénomène accélère la dilatation de l’eau et favorise par ricochet la hausse du niveau des mers.
En parallèle, l’océan absorbe également environ un tiers du dioxyde de carbone (CO₂) rejeté dans l’atmosphère, contribuant ainsi à tamponner le réchauffement immédiat, mais modifiant profondément la chimie marine.
Élévation du niveau des mers : une tendance inquiétante
La hausse du niveau de la mer s’accélère. En 2023, le rythme a atteint 4,3 millimètres par an en moyenne. Cette progression s’explique par deux mécanismes majeurs : la dilatation thermique (l’eau chaude occupe plus de volume) et la fonte accrue des glaciers et des calottes polaires qui alimente directement les océans.
Les conséquences sont déjà visibles : les communautés littorales et de grandes métropoles côtières se trouvent directement exposées à ces variations rapides, avec des risques grandissants d’inondation ou d’érosion.
Ressources des grands fonds et biodiversité menacée
Le rapport pointe aussi l’intérêt grandissant pour l’exploitation minière des grands fonds marins. Les métaux tels que le cobalt, le nickel ou le manganèse contenus dans ces milieux sont clés pour le développement des batteries et technologies de la transition énergétique.
Pourtant, les écosystèmes des abysses restent en grande partie inconnus. Nos connaissances sur la faune et la flore profondes sont lacunaires, ce qui complique l’évaluation des risques liés à une exploitation massive.
Cette situation questionne la capacité à préserver la biodiversité inexplorée et à garantir que le développement minier n’entraîne pas de déséquilibres irréversibles dans ces milieux uniques.
Vers une gestion plus inclusive de l’océan
Outre l’aspect environnemental, le rapport de l’ONU met l’accent sur les enjeux sociaux et intègre de nouveaux critères d’analyse. L’égalité entre les genres, la prise en compte des savoirs autochtones et la justice environnementale sont désormais considérés comme indissociables dans la gestion durable des océans.
On élargit ainsi la surveillance du milieu océanique à ses liens avec les sociétés humaines, une démarche essentielle pour mieux anticiper les défis à venir.
Source : ONU (rapport mondial sur l’état des océans)
FAQ - Questions fréquentes
Les océans jouent un rôle central dans la régulation du climat en stockant près de 90 % de l'excès de chaleur issu des activités humaines. Cette accumulation de chaleur, qui s'est intensifiée récemment, provoque une élévation rapide de la température des eaux et favorise la dilatation thermique, contribuant ainsi à la hausse du niveau de la mer.
L'élévation du niveau de la mer, qui en 2023 progresse à un rythme de 4,3 mm par an, résulte de la dilatation thermique de l'eau et de la fonte des glaciers. Cette tendance expose directement les communautés littorales et grandes métropoles côtières à des risques accrus d'inondation et d'érosion, modifiant ainsi leur environnement et leur sécurité.
L'exploitation minière des grands fonds marins vise à extraire des métaux essentiels comme le cobalt et le nickel pour les technologies de transition énergétique. Cependant, les écosystèmes des abysses restent largement méconnus, ce qui complique l'évaluation des risques environnementaux et soulève des inquiétudes quant à la préservation de cette biodiversité unique face à des déséquilibres potentiels irréversibles.
Le rapport de l'ONU élargit l'approche de la gestion des océans en intégrant des critères sociaux tels que l'égalité des genres, les savoirs autochtones et la justice environnementale. Cette démarche inclusive vise à relier la santé des écosystèmes marins aux sociétés humaines afin d'anticiper les défis futurs et promouvoir une gestion durable et équitable des ressources océaniques.