Actualités météo | VIDEO - Au moins 160 morts après des inondations et une coulée de boue dévastatrice au Népal
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VIDEO - Au moins 160 morts après des inondations et une coulée de boue dévastatrice au Népal

Publié par Claire Météocity , le 27 août 2026 à 09:27

Le Népal fait face à une catastrophe d’ampleur après des inondations et glissements de terrain meurtriers ayant frappé les vallées proches de la frontière tibétaine. Le nombre de victimes civiles et de personnes disparues, parmi lesquelles de nombreux touristes internationaux, illustre la violence de l’événement et la complexité des opérations de secours en cours.

Un paysage rocheux serein avec un chemin de terre traversant un ruisseau calme dans une vallée isolée. © pierre matile

À retenir

  • Crues et coulées de boue ont dévasté les vallées de Rasuwa et Nuwakot après un séisme de magnitude 4,4.
  • Bilan provisoire : au moins 160 morts et entre 384 et 579 disparus, majoritairement des touristes étrangers.
  • Axes routiers et villages détruits (42 km de l’axe Betrawati–Rasuwagadhi impraticables) compliquent les secours internationaux et locaux.

Un enchaînement brutal de phénomènes naturels dans l’Himalaya

Mercredi 26 août 2026, une crue subite a parcouru les régions de Rasuwa et Nuwakot, dans le nord du Népal, entraînant sur son passage des coulées de boue dévastatrices. Les rivières Bhote Koshi et Trishuli sont sorties de leur lit, charriant avec elles bâtiments, axes routiers et ponts. Les images satellites et vidéos relayées sur les réseaux sociaux témoignent d'une submersion totale de la vallée, où l’eau a recouvert maisons et infrastructures.

Selon les autorités népalaises, l’origine de ce désastre semble liée à un séisme de magnitude 4,4 enregistré dans le district de Rasuwa. Ce tremblement de terre aurait provoqué un glissement de terrain à l’origine des coulées de boue, qui, conjuguées aux fortes précipitations typiques de la mousson, ont engendré cette crue éclair.

Bilan humain en constante évolution

Le bilan demeure provisoire et fluctue à mesure que les secours progressent. Au moins 160 morts ont été confirmés par la police népalaise dès le 26 août. Les recherches se poursuivent dans des conditions rendues très difficiles par l’ampleur des dégâts.

Le nombre de personnes disparues est particulièrement alarmant, en grande partie des touristes étrangers. Différentes sources font état de chiffres variables :

  • 579 touristes signalés portés disparus, originaires de 28 pays
  • 403 personnes non retrouvées recensées par l’Office du tourisme, dont 341 étrangers et 61 Népalais
  • Un dernier décompte évoquait 384 touristes sans nouvelles (291 étrangers, 93 Népalais)

Les touristes s'apprêtaient à rejoindre les itinéraires prisés de Gosainkunda et Kailash Mansarovar, lorsque la catastrophe a frappé. Parmi les portés disparus figurent des ressortissants indiens, américains, britanniques et d'autres nationalités. La mobilisation diplomatique est intense : plusieurs ambassades européennes appellent à la prudence et à rester en lien avec les autorités locales.

Des villages rayés de la carte, des axes stratégiques coupés

Les localités de Timure et Syabrubesi, sur la Bhote Koshi, ont été fortement impactées. Selon les données du département des routes, 42 kilomètres de l’axe Betrawati–Rasuwagadhi sont désormais impraticables, coupant tout accès rapide aux zones sinistrées. Plusieurs villages et marchés ont été engloutis sous les coulées de boue, laissant derrière eux des paysages bouleversés.

Les conséquences sont d’autant plus lourdes que routes, ponts et bâtiments essentiels pour les secours ont été ensevelis. Certains témoins locaux évoquent des scènes de désolation : camions, maisons et habitants emportés par le courant en quelques secondes.

Des opérations de secours massives, une solidarité internationale en action

Face à l’ampleur de la tragédie, l’armée népalaise, la police et de nombreux volontaires se sont engagés sur le terrain. Des hélicoptères survolent les vallées pour repérer les survivants et acheminer du matériel d’urgence.

Les organisations humanitaires, dont la Fédération internationale des Sociétés de la Croix‑Rouge et du Croissant‑Rouge (IFRC), dressent un constat sombre de la situation : « Des villages entiers et des marchés ont été rayés de la carte. » À l’étranger, les ambassades du Royaume-Uni, de l’Australie, de la France et d’autres pays suivent activement la situation et ont publié un communiqué conjoint appelant leurs ressortissants à suivre strictement les consignes locales.

Dans l’État voisin du Bihar, en Inde, les autorités ont déployé plusieurs équipes d’intervention et surveillent l’état des digues afin de limiter les répercussions en aval, alors que le niveau de la rivière Gandak reste sous haute vigilance.

Un impact durable sur le territoire et ses habitants

L’incertitude domine encore : le bilan humain pourrait s’alourdir, tant la zone demeure difficile d’accès et tant de disparus restent introuvables. Les dégâts matériels sont considérables et retardent les secours, compromettant la reconstruction. L’économie locale et le tourisme, essentiels dans cette région du Népal, seront durablement marqués par ces crues soudaines.

Les équipes de secours, tributaires des conditions météorologiques et des risques de nouvelles instabilités du terrain, doivent agir avec prudence pour éviter de déclencher d’autres glissements ou de nouvelles pertes humaines.

Tableau récapitulatif - chiffres clés de la catastrophe

IndicateurValeurDate
Morts confirmés16026/08/2026
Disparus384 à 579 (chiffres variables)26/08/2026
Touristes disparus291 à 466 étrangers26/08/2026
Zone routière fortement détruite42 km (axe Betrawati–Rasuwagadhi)26/08/2026
Séisme déclencheurMagnitude 4,426/08/2026

La vigilance reste maximale

La situation reste sous surveillance rapprochée. D’autres glissements de terrain ou inondations pourraient encore bouleverser la région. Les chaînes de secours s'organisent, l’ensemble des acteurs locaux et internationaux restant mobilisés pour secourir les victimes, soutenir les familles et contenir les risques.


FAQ - Questions fréquentes

Les autorités népalaises attribuent la catastrophe à un enchaînement de phénomènes : un séisme de magnitude 4,4 enregistré dans le district de Rasuwa aurait déclenché un glissement de terrain, et les fortes précipitations de la mousson ont provoqué une crue subite des rivières Bhote Koshi et Trishuli, générant des coulées de boue dévastatrices et la submersion de vallées et infrastructures.

Le bilan demeure provisoire et fluctue alors que les secours continuent leurs recherches : au moins 160 morts ont été confirmés et le nombre de disparus varie entre 384 et 579 selon les sources. Ces écarts s’expliquent par la difficulté d’accès aux zones sinistrées, l’ampleur des dégâts et la présence importante de touristes internationaux parmi les personnes non retrouvées.

Les localités de Timure et Syabrubesi, situées sur la Bhote Koshi, ont été fortement impactées ; 42 kilomètres de l’axe Betrawati–Rasuwagadhi sont impraticables, selon le département des routes. Rivières sorties de leur lit, routes, ponts, marchés et villages ont été engloutis, entravant l’accès et retardant les opérations de secours.

L’armée népalaise, la police et de nombreux volontaires interviennent sur le terrain, avec des hélicoptères pour repérer des survivants et acheminer du matériel d’urgence. Des organisations humanitaires comme l’IFRC commentent la situation, et plusieurs ambassades (Royaume‑Uni, Australie, France, etc.) suivent activement l’événement et appellent leurs ressortissants à respecter les consignes locales.

L’article souligne une incertitude persistante : le bilan humain pourrait s’alourdir et les dégâts matériels conséquents retardent la reconstruction. L’économie locale et le tourisme, essentiels dans la région, seront durablement marqués, tandis que les équipes de secours doivent agir avec prudence face au risque de nouvelles instabilités et de glissements supplémentaires.

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