Bangkok submergée par d'intenses inondations, des milliers de personnes évacuées
À Bangkok, la ville vit au rythme de l’eau. Depuis plusieurs jours, des pluies diluviennes ont inondé rues, marchés, quartiers entiers, forçant des milliers d’habitants à quitter leur foyer alors que le niveau de l’eau ne cesse de grimper.
À retenir
- Des pluies jusqu’à 330 mm en quelques jours ont submergé Bangkok, provoquant marchés et routes impraticables.
- Près de 4 900 personnes évacuées et environ 52 000 foyers touchés, avec des écoles transformées en refuges.
- Pénuries locales et alertes tardives ont provoqué ruée sur les provisions, tandis que 25 provinces font face à des crues.
Des pluies intenses submergent la capitale
Ce week-end, la mousson a frappé fort. Entre jeudi et dimanche, certaines zones de Bangkok ont recueilli plus de 330 millimètres de pluie. Ces chiffres témoignent de la brutalité de la saison humide qui, cette année, selon certains habitants, semble pire que les précédentes.
Le dimanche 27 septembre 2026, la situation est critique : marchés sous l’eau, routes impraticables, habitations submergées. Peu importe le quartier, chacun guette la décrue ou surveille les canaux en alerte, alors que le gouvernement déclare l’état de catastrophe pour toute la capitale.
🇹🇭 Thailand: All 50 districts of Bangkok have been designated disaster zones as torrential rains trigger widespread flooding, severe waterlogging and major traffic disruptions across the capital.
— Megh Updates 🚨™ (@MeghUpdates) September 26, 2026
The Thai Meteorological Department forecasts more heavy to very heavy rainfall,…
Bang Kapi Floating Market #Thailand #Bangkok #ฝนตก #ฝนตกหนัก #น้ำท่วม #น้ำท่วม69 #น้ำท่วม2569 #น้ำท่วมกรุงเทพ pic.twitter.com/1QDAH1XYAz
— Thai Enquirer (@ThaiEnquirer) September 28, 2026
Des milliers de personnes contraintes à l’exil
Les évacuations deviennent inévitables, surtout dans les secteurs les plus touchés. Les autorités annoncent près de 4 900 habitants déplacés vers des centres d’accueil à travers la ville, tandis qu’environ 52 000 foyers sont directement impactés par les inondations.
Le samedi, le gouverneur s’est rendu dans une école transformée en refuge dans le secteur de Kheha Romklao. Là, 1 000 personnes trouvent asile, fuyant l’eau qui s’est infiltrée jusque chez elles. Partout en ville, des centaines d’autres écoles resteront fermées lundi.
Pénuries et ruée sur les provisions
Quand l’eau monte, le quotidien déraille. Dès le week-end du 26 au 27 septembre, certains supermarchés voient leurs rayons se vider. Beaucoup se précipitent pour acheter des provisions, inquiets de manquer durablement. Les autorités rappellent d’ailleurs que spéculer sur les prix ou céder à la panique est puni par la loi locale.
Le choix est vite fait pour certains : rester ou affronter la montée des eaux pour trouver de quoi se nourrir.
Des alertes tardives et une mobilisation nationale
L’organisation a parfois failli. Plusieurs témoins racontent avoir reçu une alerte SMS d’urgence le 26 septembre, soit alors même que l’eau s’infiltrait déjà dès la nuit précédente. L’effet de surprise ajoute à la tension d’une population qui n’a, parfois, pas eu le temps de préparer l’essentiel.
Cette crise n’épargne pas uniquement la capitale. Vingt-cinq provinces du pays sont confrontées à des crues similaires selon les autorités nationales.
FAQ - Questions fréquentes
La capitale est frappée par la mousson qui a apporté des pluies diluviennes entre jeudi et dimanche, avec des zones ayant reçu plus de 330 millimètres de pluie. Cette intensité a entraîné des inondations généralisées, rendant routes, marchés et habitations impraticables et conduisant le gouvernement à déclarer l’état de catastrophe pour toute la ville.
Les autorités ont organisé des évacuations et ouvert des centres d’accueil : près de 4 900 habitants ont été déplacés et environ 52 000 foyers sont impactés. Des écoles servent de refuges, comme celle de Kheha Romklao où le gouverneur a constaté que 1 000 personnes y trouvent asile, tandis que d’autres écoles resteront fermées.
La montée des eaux perturbe l’approvisionnement : dès le week-end du 26–27 septembre, certains supermarchés ont vu leurs rayons se vider en raison d’achats massifs et de la ruée sur les provisions. Les autorités mettent en garde contre la spéculation sur les prix et la panique, qui sont punies par la loi locale.
La gestion des alertes a été critiquée : plusieurs témoins affirment avoir reçu une alerte SMS d’urgence seulement le 26 septembre, alors que l’eau commençait déjà à s’infiltrer la nuit précédente, limitant le temps de préparation pour de nombreux habitants et augmentant la tension.
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